Cessons de rêver

Cessons de rêver

Sommes nous en démocratie? Non! Avons nous un dictateur au pouvoir? Oui! Est-ce le dictateur éclairé, populaire et habile qu’il nous faut? Non!

Sommes nous en pleine anarchie? Oui! Pouvons nous passer de cette anarchie à la démocratie? Non! Nous faut-il d’une transition? Oui! Cette transition devrait elle être menée en dehors du cadre constitutionnel? Oui! 

Ses règles du jeu devraient être celles qui s’appliquent à l’état d’urgence et à l’état de siège.

Il y a urgence à mettre en application cette transition qui est, pour moi, la seule façon de retourner en démocratie.

Le débat est ouvert : Pour ou contre?

3/5/19

Mon gambit

Mon gambit est offrir la possibilité de mettre au rancart la constitution de 87 dans le but de gagner à l’échange.

Gary, je comprends ta préoccupation sur le temps de la transition. Mais la plus part des éléments constitutifs de la transition ne dépendent pas de nous et n’existent pas pour la plus part. Il n’est donc pas facile de chiffrer la durée de la transition.  Il dépend aussi de la façon dont s’en ira l’actuel président? 

Pour l’instant nous ne pouvons que prêcher dans le désert dans l’espoir que le vent de ce désert emporte nos suggestions vers d’autres oreilles. 

Toutefois, je crois que l’exercice de réflexion vaut la chandelle. 

Voilà des semaines que je dis à mes amis du Lambi que nous nous ferons prendre les culottes baissées une fois de plus. J’affirmais que nous verrions encore une transition et qu’il ne faudrait pas la rater. J’avais demandé que l’on commence à bâtir une liste de personnalités connues honnêtes et compétentes pour aider a la transition. Hélas, rien n’a été fait. 

Tu comprendras que la tache est énorme et ne peut être le travail d’un homme mais d’une équipe d’hommes dévoués. 

Le temps de la transition dépendra pour commencer avec le comportement de l’actuel Chef d’Etat. 

Serait il prêt a coopérer que cela aiderait à réduire considérablement le temps de mise en branle. Hélas, il n’en donne aucun signe. 

Rien ne peut se faire tant qu’il demeurera au pouvoir. L’allure de la transition dépendra des forces victorieuses et de leur vision de la transition. 

Première considération.  

La voie constitutionnelle version amendée 

Le Président démissionne et le Premier Ministre accède à la première magistrature. 

Ce premier ministre nomme un premier ministre de valeur qui l’aide à gagner la confiance et le support populaire et se maintiennent le temps nécessaire pour former un gouvernement de consensus. 

Le nouveau gouvernement gagne la confiance du Parlement.

Les choses rentrent dans leur normalité et le mandat de Jovenel se poursuit miraculeusement jusqu’à terme. Dans l’intervalle les élections législatives d’octobre ont lieu avec un nouveau CEP et une nouvelle loi électorale. 

Deuxième considération

La voie constitutionnelle version non amendée (Cette option comporte de graves conséquences. Que fait on par exemple du CSPJ crée par la version amendée? Quelle définition de citoyenneté accepterons nous?)

Cette version fait choix d’un membre de la Cour de Cassation pour combler la vacance présidentielle. (Qui fait le choix d’un membre qui ne serait pas le Président de la Cour? Et si le choisi décide de ne pas accepter. Cette situation c’est présentée avec Ertha qui était la dernière sur la liste des juges Il nous a fallu faire la tournée de tous les juges résidant dans la capitale) 

Ce nouveau président en accord avec les présidents des chambres fait choix d’un Premier Ministre et avec son aide forme un gouvernement. Premier ministre, ministres et programme devront être ratifiés par les chambres. 

Rien de concret ne peut se faire sans l’approbation des chambres. Et si la majorité encore solidaire au PHTK s’y oppose. Ceci pourrait trainer comme se fut le cas dans le passé. Ces retards peuvent causer que les élections législatives ne se fassent à temps. Nous serons alors confrontés à la caducité de la Chambre des députés et réduit à 2/3 du Sénat.

Le président gouvernera t-il par décret. Ce qui serait inconstitutionnel.

Troisième considération –regrettablement la seule qui satisferait aux desiderata populaires. 

Les institutions sont emportées par un mouvement populaire

L’anarchie s’établira certainement, car le mouvement populaire actuel ne me paraît pas suffisamment structuré et hiérarchise pour mener a bien une transition? Ces membres se battront entre eux pour faire partie du gouvernement et de toute institutions qu’elle mettrait sur pied. Je peux me tromper ne les connaissant pas suffisamment. 

Il leur faudrait considérer les étapes suivantes:

La formation d’un gouvernement de transition – de type collégiale ou de chef. 

La formation d’un comite de salut public (Conseil d’état) devant encadrer le gouvernement de transition. 

Principale objectif de ce gouvernement ne devrait pas être les élections à tout prix mais la création d’une Assemblée nationale souveraine qui devra en priorité décider des règles du jeu –nouvelle constitution ou amendements constitutionnels) qui préférablement seraient soumis a referendum populaire. 

Cette assemblée étant souveraine décidera des taches prioritaires. Tout viendra après la nouvelle constitution ou amendements. On ne peut faire des élections sans savoir sous quel régime on est, sans avoir un conseil électoral crédible et une loi électorale supportée par les principaux acteurs. 

Tu admettras qu’il n’y a rien de brillant a l’horizon. Nous ne pouvons qu’essayer de façon désintéressée à influencer les autres dans la bonne voie.

Changer de Cibles

Changer de cibles

Quels sont les premiers responsables de la situation haïtienne d’aujourd’hui. Ne sont-ce pas les tenants des pouvoirs?

Alors expliquer moi pourquoi le peuple s’en prend a des entreprises qui leur seront importantes plus tard pour leur mieux être. Que se soient les marchés, les super marchés, les stations d’essence, les hôpitaux, les banques, etc. 

N’est-ce pas une preuve de lâcheté de leurs leaders? S’en prendre a des édifices et donner leur vie en s’attaquant à des buildings qui ne peuvent pas riposter. Alors que les vrais responsables sont encore libres de leur mouvement et continuent a toucher gros et a jouir de leur privilèges.

Ensuite ils vous diront qu’ils ont fait la révolution de 2019. Quelle révolution?

Ils auront pillé et détruit des entreprises essentielles à leur mieux être. 

Quand est-ce que leurs leaders leur diront de CHANGER DE CIBLES!

Jcr 02/13/19

Analyse du projet de solution de crise du mouvement Debout


  1. Les Considérants : Si le président a failli a sa mission et viole la Constitution il convient de le mettre en accusation. N’avoir pas respecté ses promesses de développement n’a pas sa place dans un document pareille. Il conviendrait de préférence de citer les multiples violations de la Constitution, des lois et des arrêtés. 
  • recourir à la constitution de 87 non amendée ouvre la porte a toutes sortes de violations d’entrée de jeu. je ne suis pas contre un retour à la non amendée, n’ayant jamais été d’accord avec les amendements produits, mais on ne peut s’amuser à choisir quelques disposition et à laisser d’autres de coté. Par exemple que fera t-on du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire? Ou qu’elle définition de la nationalité retiendra t-on? Il y a eu trop de modifications misent en application pour les citer toutes. 
  • Je suis personnellement contre le recours d’un juge en Cassation pour prendre la tête du pouvoir politique.  Même si c’est la voie traditionnellement suivie, c’est impliquer le judiciaire dans la politique. C’est mettre à la tète du pouvoir politique un citoyen qui n’a peut être jamais fait de politique et qui ne devrait pas se mettre en politique. Quel recours aurions nous contre lui, si lui se mettait à violer la constitution et les lois. Si Boniface a joué son rôle, Ertha ne l’a pas fait elle s’est vite ralliée à l’international et mis de coté le Conseil d’Etat qui devait l’accompagner durant la transition.
  • Puisqu’il est question de convoquer une Assemblée Constituante, pour entre autres choses élaborer une nouvelle constitution, il conviendrait mieux qu’elle élabore elle-même les règles de jeu de ce gouvernement de transition. 
  • Concernant la Constituante et l’adoption d’un texte soumis par neuf techniciens ne retient pas mon approbation.  Je vois plutôt l’élaboration de ce texte par une assemblée délibérante et le texte soumis a référendum. 
  • Hors de question de faire ratifier ce texte des 9 techniciens par les chambres actuellement constituées. D’ailleurs comment peut on les dissoudre et ensuite les charger de voter le texte. Pas très clair.  Mais je maintiens, il est  totalement absurde de penser que les chambres dans leur présente composition puisse voter quoi que se soit de valide. De plus, ils sont aussi responsable de l’échec des pouvoirs que le président lui même. Il n’est pas juste de considérer le renvoi du président et pas des parlementaires.
  • Ce n’est pas au nouveau gouvernement, tire des trottoirs, d’élaborer une feuille de route, mais bien une assemblée qui devrait être souveraine. C’est  elle qui devra définir les nouvelles règles de jeux, définir un programme de développement sur le long terme, un pacte de gouvernabilité etc. Cessons de remettre ces taches si énormes, dans la conjoncture actuelle, à un homme, définissons les ensemble. 
  • Votre point 5 devrait être le principal objectif et non faire suite a tout ce qui est cité avant. 

En conclusion, si l’initiative est bonne, le texte mérite d’être revu. 

Jcr 02/10/19

Jamais plus!


Que cela nous serve de leçon.  Jamais plus, mais jamais plus devrons nous accepter des élections avec un faible taux de participation donnant lieu à un élu avec un faible taux de légitimité. (18% de participation et 11% légitimité par exemple).

Il est mille fois préférable d’accepter l’échec d’une élection que d’avoir a subir l’échec certain d’un mal élu pour la durée de son mandat. 

Refaire des élections avec d’autres candidats couteront toujours moins cher que d’avoir a souffrir les conséquences de l’instabilité politique, économique et sociale que nous cause des non aimés au pouvoir.

Imposer des rejetés à la majorité absente aux élections est source certaine d’instabilité. Ces pourcentages sont de claires indications qu’on ne veut pas de ceux qui se sont présentés. Ce sont des indications que les partis politiques, les candidats et le CEP n’ont pas su motiver à la grande participation. 

Cette abstention équivaut au vote blanc dans une procédure électorale.  Et c’est sa raison d’être dans les systèmes qui l’utilisent. Empêcher d’élire un candidat qui ne jouit pas du support de la majorité des votants. 

La loi électorale doit faire application de la disposition constitutionnelle du vote obligatoire. Elle doit considérer un seuil de participation en dessous duquel les élections sont considérées invalides. Elle doit aussi considérer le vote blanc dans le calcul des votes émis. 

9 fev 19

Le maintien du status quo ou un gouvernement de transition?

Monsieur Ceant,

Si vous devez aller vers un pacte de gouvernabilité, vers une sortie de crise conjointe, si vous affirmez que la population est fatiguée de la paralysie actuelle de l’économie, c’est que vous reconnaissez l’échec du pouvoir Tet Kale. Alors pourquoi devrions nous le maintenir? Deux ans sont un bon indicateur de ses capacités.

En effet deux voies sont possibles : le maintien du status quo ou un gouvernement de transition. 

En refusant toute discussion sur le renvoi du chef de l’Etat vous éliminer tout aussi bien cette Conférence Nationale Souveraine qui aurait pu, dans la paix, déboucher sur un gouvernement de transition, un nouveau pacte sociale, un programme national de développement sur plus d’un quinquennat, sur l’élaboration et la mise en place de lois d’accompagnement nécessaires au fonctionnement régulier des pouvoirs et surtout sur de nouvelles élections devant aboutir avec des élus d’un autre calibre. 

En maintenant le status quo, nous allons vivoter, nous continuerons à rafistoler, à racoler à tituber jusqu’à la fin des mandats des actuels élus, mais comme rien de radical n’aura été fait il restera de moins en moins d’institutions, d’entreprises, d’ordre et de paix.  La gangrène aura eu gain de cause. Nous verrons d’avantage d’incendies, de tueries, de gens brulés vifs, décapités, chaque quartier aura son maitre et ses tueurs, se rende d’une ville à l’autre sera impossible, la gourde atteindra les 100 gdes pour un dollar sinon plus. Le pays deviendra alors totalement ingouvernable et rien que par l’insalubrité tout à fait invivable. L’exode sera massive, mais vers quelle cote?