L’élection est-il le moyen le plus efficace?

Deux récentes élections, celle de la République Démocratique du Congo et celle du Venezuela, me portent à faire les réflexions suivantes.

Les élections, sans parler des conséquences qu’elles entrainent, sont elles vraiment représentatives, démocratiques, honnêtes et libres. Reflètent elles les vrais choix des citoyens d’un pays. Et les élus proclamés ont ils les compétences requises?

Contrairement aux objectifs visés les élections sont germe d’instabilité dans la majorité des pays où elles se tiennent. Souvent elles n’assurent pas la légitimité des élus. Elles causent parfois plus de problèmes qu’elles n’en résolvent. Elles sont souvent contestées pour causes d’ingérence, de manipulation, de fraude.

Il en découle que les élus sont souvent imposés contre la volonté populaire et ceci quelque soit la participation, forte ou faible, des citoyens.

Quand l’élu est proclamé en vertu d’une majorité simple, les perdants peuvent représenter une écrasante majorité. Même quand le scrutin est à deux tours, le vainqueur peut n’avoir qu’un ou deux pour cent de plus que le perdant. 

Cela n’encourage pas la coopération et cela se comprend, car le principal objectif du perdant ou des perdants est de faire échouer le vainqueur afin d’avoir plus de chances aux prochaines élections.

Alors que faire. Comment gérer l’Etat? Comment intégrer les perdants—autre que faire appel au patriotisme?

L’Elu est tout autre que le candidat

Macron : « Si vous ne voulez pas de moi, pourquoi avez-vous tous voté pour moi ? »

Nous ne savons pas encore quelle sera la suite en France, mais aucun ambassadeur ou représentant d’organisation ne se sont permis de dire au français : le mandat du président ne peut être raccourci. 

L’homme au pouvoir peut, même dans les meilleurs cas, se révéler être totalement diffèrent du candidat en campagne. 

Que doivent faire les électeurs qui ont été trompés? 
N’est-ce pas exonérer le coupable et punir les innocents que de le maintenir?

La France et Haïti se trouvent dans cette situation. Voyez les statistiques. Si les français peuvent remettre en cause un élu qui avait 43.59% de légitimité, comment contester le droit des haïtiens de contester un élu n’ayant eu que 10.06% de légitimité.

Statistiques :

France électorat en 2017 : 47, 582,183

Votants au 2ème tour : 35,467,327

Pourcentage de participation : 74.56%

Macron : 2ndtour : 20,743,128

Pourcentage des votes : 66.10%

Pourcentage de légitimité : 43.59%

Dernier sondage de popularité de Macron décembre 2018 : 23%

Haïti Electorat en 2015 : 5,871,450

Votants :1,062,839

Pourtage de participation : 18.10%

Jovenel : 590,927

Pourcentage des votes : 55.60%

Pourcentage de légitimité : 10.06%