De 1987 à nos jours toutes nos transitions n’ont eu pour objectif qu’une chose : des élections le plus vite que possible, selon la formule que démocratie égale élection et vice versa.
Ce fut le cas après chacun de ces responsables de transition :
Ertha P. Trouillot, Joseph Nerette, Marc Bazin, Emile Jonassaint, Bonniface Alexandre et Jocelerme Privert. Jamais nous ne sommes donnés le temps nécessaire pour faire les lois d’accompagnement devant consolider les acquis de la nouvelle Constitution.
Chaque fois nous avons pensé qu’il revenait à un homme (je dis bien un homme) de nous remettre sur la voie du développement et de la démocratie. Les résultats sont là.
Chaque fois nous avons du recommencer en pleine instabilité avec des élections souvent contestées et des programmes ne répondant pas aux vraies aspirations populaires.
Nous ne pouvons pas après chaque élection recommencer à zéro. Haiti ne doit plus être le terrain d’expérimentation d’apprentis leaders. Nous devons parvenir a créer ensemble un programme de développement économique sur le long terme. Nous devons nous entendre sur des règles du jeu démocratique que veut soutenir la majorité populaire par référendum. Aucun homme ne peut prétendre être un fini konen et vouloir imposer ses vues. Nous devons impliquer la grande majorité dans nos décisions. Seule une conférence nationale souveraine peut soumettre ses résolutions au peuple pour être approuvées par voie référendaire.
Redonnons place à la compétence.
Jcr 02/03/19