Causerie de Ashley Laraque

M Laraque,

En premier lieu toutes mes excuses pour être parti a la cloche de bois sans dire mot avant la fin de votre causerie. J’ai pris des engagements avec ma femme pour une sortie photographique à 5am le lendemain matin et j’avais 1 :30 hr de route à faire pour retourner chez moi.

J’ai beaucoup apprécié votre causerie. Une sorte de motivation aux haïtiens de la diaspora à faire corps, à s’unir.  Uni nous sommes forts, seuls nous sommes faibles, dis-je constamment.

Hélas, vous l’avez vous même dit : les haïtiens de la diaspora ne sont pas différents des haïtiens restés au pays. L’union n’est pas chose facile. Yon rayi lot. Yon pè lot pran plas li. Tout moun vle chef. Peson pa vle ale amba yon lot. Tout moun vle ke se lot ki fe premi pas a. Enfin vous connaissez la rengaine. Vous la vivez avec les partis politiques en Haïti qui sont dans l’impossibilité de faire ce que vous aimeriez que la diaspora fasse. Ce qui de toute évidence devrait se faire ici comme en Haïti.  

Vous savez, ce que vous voudriez que la diaspora fasse, je pense que ce sont les partis politiques qui devraient le faire. 

Depuis le temps de  l’UCH, regroupement politique qui devait fusionner avec le Pampra et le Konakom pour donner la fusion des socio démocrates, je prêchais à Serge que les partis politiques devraient être des agents de développement et pas seulement les éducateurs politiques de leurs membres.  

Imaginez les retombés économiques de pareille initiative. Si pour avoir des membres les partis devaient, dans le concret et dans l’immédiat, et pas seulement après avoir conquis le pouvoir, créer des emplois et faire du développement tous les autres partis se verraient contrains de le faire; le grand bénéficiaire serait le  pays. 

Aucun parti politique ne peut vivre des cotisations de ses membres. C’est l’inverse qui se produit : les partis subventionnent les besoins quotidiens de « leurs membres ». Un parti devrait pouvoir subvenir à ses besoins en générant des revenus et non pas être à la solde de l’Etat (source inévitable de corruption). Vous avez critiquez l’un des participants d’avoir discrètement contribuer financièrement  à une œuvre sans avoir contribuer politiquement et socialement. Deux aspects crucialement importants aujourd’hui. Mais les partis politiques font de même en gérant des ONG. Ce sont les ONG qui sont connus et appréciées (quand elles le sont) et non les partis politiques. 

Je pense effectivement que vous pourriez jouer le rôle de liaison, de coordonateur, de facilitateur de plusieurs organisations de la diaspora. Ce serait peut être la façon de les unir.  Je crois que vous devriez aborder le sujet avec chacune des organisations de la diaspora. Vous seriez le « Merger negociator. » 

Ou alors, faites le à travers la Fusion. Là vous aurez moins de chance de réussir et vous connaissez les raisons. 

Dommage que, vous aussi, vous évitez de vous mouillez politiquement, en avançant tout de go que vous n’etes candidat a aucune fonction.  Moi aussi je ne le suis pas, mais pour des raisons constitutionnelles. 

Tant que les compétents  aurons peur de faire de la politique à visières levées rien ne changera. 

Priorisons la politique avant l’économie. Tant que nous n’aurons pas changé les responsables de ce pays avec des gens compétentes et honnêtes, rien ne changera.

Apres vous avoir entendu, je crois que vous êtes capable de les unir.  En attendant je vous invite à visiter la page du KODDDA sur facebook. 

JC. Roy

Membre fondateur du KODDDA et PVHP

Ancien Coordonateur General de l’UCH

Un camouflet au PM

Le Président fait essuyer un camouflet à son premier Ministre. 

Comment réagira le Premier Ministre à cet affront public? Nous le saurons bientôt. 

Le Président veut tout le monde autour de la table. 

Le Premier Ministre dit avoir rencontré tout le monde. 

Et pourtant le résultat ne satisfait pas au Président. 

L’échec est de taille! 

Mais pourquoi? 

Simplement parce que les absents ont jugé que cela ne valait pas la peine de venir bavarder. 

C’est de quoi il était question, une causerie. Comme si il n’y avait pas de crise. 

Indiquez moi dans ce document intitulé Pacte de Gouvernabilité une seule concession, un sacrifice, une seule preuve que le président ait compris la gravité de la situation. Indiquez moi une offre que le Président ait accepté de faire pour voir tout ces absents dans une Conférence Nationale? 

L’appel avait été pour une Conférence Nationale Souveraine au cour de laquelle toutes les questions seraient sur table, sans aucun tabou. 

Dites moi un accord, un « chita bo tab », un forum qui ait jamais donné de résultat? Ils ne donneront jamais de résultats tant que les décisions qui en sortiront ne soient contraignantes pour tous.

Hélas, ce Pace de Gouvernabilité peut se résumer ainsi : le gouvernement demande aux participants d’être complices dans ses violations de la Constitution. C kom si ou ta mande on moun edew volè. 

Une solution a été faite au Président d’accepter de gérer la transition que déciderait la conférence. C’est déjà énorme!

Si vous n’avez pas le courage de faire ce que demande la constitution, dans le domaine des institutions, dans la lutte contre la corruption et l’impunité permettez que la transition les fasse. 

C’est le moindre que vous devriez faire pour avoir une participation importante et représentative de la société dans cette Conférence Nationale Souveraine. 

Votre proposition de Pacte de Gouvernabilité confirme que vous n’avez jamais été à l’écoute du peuple. C’est encore votre façon de faire Point Barre que vous avez chosi. Alors, bonne chance tout seul.