Accusé levez vous

Accusé levez vous, Accusé levez vous, Accusé levez vous. 

L’accusé ne s’étant pas levé. Le tribunal politique condamne l’accusé à la destitution sans aucune forme de procès. Précédent regrettable. Bafouant toute procédure équitable de défense d’un accusé. Attention tout cracha tiré en haut doit obligatoirement retomber, attention qu’il ne vous retombe au visage.

Ce n’est pas parce que le Parlement est une assemblée politique qu’elle peut agir en dehors de toute norme. A quoi servent vos références à vos règlements internes quand vous vous écartez de toute décence, de toute moralité, de tout sens d’équité? 

C’est vrai que nous sommes en Haïti, le pays où tout est possible. Et par surcroit dans un domaine politique, le champ où l’irréel devient réalité. Mais est-ce normal? Est-ce acceptable que la chambre des députés aie tenue une séance d’interpellation in absentia et condamner l’accusé par contumace?

Ce haut lieu de débats qu’est le Parlement, qu’a t-il fait du débat contradictoire, qu’a t-il fait du droit à la défense?

Pourquoi aimons nous reculer au lieu d’avancer à chacune des opportunités qui nous est offerte? 

Jcroy 3/19/19

Des Suggestions Techniques de J.C. Roy

Des Suggestions Techniques

Il faut à tout prix éviter de créer des Haïtiens de second ordre. Il faut éviter toute discrimination de sexe, de race, de classe, de résidence, d’appartenance religieuse, d’éducation ou de fortune quand il s’agit de la nationalité. 

Cette nationalité s’obtient soit par le sang soit par le sol. Je suggère les deux. 

A cette phrase du préambule qui commence ainsi : « Pour fortifier l’unité nationale, en éliminant toutes discriminations entre les populations des villes et des campagnes… », il convient d’ajouter : « des Haïtiens vivant au pays et des Haïtiens vivant à l’étranger » ou encore terminer la phrase à « toutes discriminations quelle que soit leur nature» sans les nommer.

Comment s’obtient la nationalité continue à poser des problèmes. 

ARTICLE 11 :

Possède la Nationalité Haïtienne d’origine, tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes sont nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance. Il convient d’éliminer « et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance. »

Prenons l’exemple d’un parent haïtien qui donne naissance à deux enfants. Le deuxième nait alors que le parent avait renoncé à sa nationalité. Injuste envers cet enfant qui peut développer toute sortes de préjudices et complexes. Dans le but de réserver certaines fonctions politiques à certains citoyens, la Constitution pourrait choisir d’autres critères. Le jus soli pourrait, à l’instar des Etats Unis, être requis pour assumer la suprême magistrature. La seule renonciation de nationalité reconnue serait celle faite devant des tribunaux haïtiens. L’enfant qui naitrait d’un parent qui n’aurait pas renoncé de façon formelle garderait la nationalité haïtienne jusqu’à sa majorité à quel moment il pourrait faire choix de la nouvelle nationalité du parent s’il le désire. 

Notion de nationalité, de citoyenneté et de la personne. 

Dans les révisions de la constitution il faut faire ressortir la différence entre la nationalité et la citoyenneté. Ces termes ne sont pas obligatoirement synonymes. La constitution s’en sert de façon légère. Il faut aussi nuancer entre les droits de toute personne et les droits du citoyen. Il ne faut pas spécifier citoyen quand toute personne est détentrice des mêmes droits. 

Article 16 :

La jouissance, l’exercice des droits civils et politiques constituent la qualité du citoyen. La suspension et la perte de ces droits sont réglées par la loi.


La jouissance des droits civils s’acquière à la naissance. C’est leur exercice qui ajouté aux droits politiques des haïtiens qui leur confère le statut de citoyen. Il faut éliminer « jouissance ».

L’exercice des droits politiques réservés aux Haïtiens ajouté à leurs droits civils confère la citoyenneté haïtienne.  

ARTICLE 18 :

Cet article se lit désormais comme suit : « Les Haïtiens sont égaux devant la loi sous réserve des avantages conférés aux Haïtiens d’origine qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité. »

Insinue-t-on que seulement les Haïtiens sont égaux devant la loi ? « Toute personne est égale devant la loi. Certains avantages politiques sont conférés aux Haïtiens d’origine. »

ARTICLE 19 :

L’Etat a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyenssans distinction, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Cet article devrait dire « toute personne » et non tout citoyen. Car toute personne doit avoir ces droits. 

Ce raisonnement s’applique de la même façon aux articles 22, 23,35, 42, 268.1 269.1 et chapitre IV

ARTICLE 22 :

L’Etat reconnaît le droit de tout citoyen (toute personne)à un logement décent, à l’éducation, à l’alimentation et à la sécurité sociale.

ARTICLE 23 :

L’Etat est astreint à l’obligation d’assurer à tous les citoyens (àtoute personne)dans toutes les collectivités territoriales les moyens appropriés pour garantir la protection, le maintien et le rétablissement de leur santé par la création d’hôpitaux, centres de santé et de dispensaires.

ARTICLE 35 :

La liberté du travail est garantie. Tout citoyen(toute personne) a pour obligation de se consacrer à un travail de son choix en vue de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, de coopérer avec l’Etat à l’établissement d’un système de sécurité sociale.

De plus, éliminer « de se consacrer à un travail de son choix).  Il peut par héritage, gain de loterie ou autre subvenir aux besoins de sa famille sans avoir à travailler. 

ARTICLE 42 :

Aucun citoyen, (aucunepersonne)civil ou militaire ne peut être distrait des Juges que la constitution et les lois lui assignent.

ARTICLE 268.1 :

Tout citoyen (toute personne)a droit à l’auto-défense armée dans les limites de son domicile mais n’a pas droit au port d’armes sans l’autorisation expresse et motivée du Chef de la Police.

ARTICLE 269.1 :

Elle est créée pour la garantie de l’ordre public et la protection de la vie et des biens des citoyens (des personnes). Son organisation et son mode de fonctionnement sont réglés par la Loi.

CHAPITRE IV

(De la Protection du Citoyen)
Chapitre IV et les articles qui la composent devraient faire référence aux droits humains (toute personne) et pas seulement des citoyens. 

Mes opinions sur le problème du vote :

ARTICLE 58 :

La souveraineté nationale réside dans l’universalité des citoyens.

Les citoyens exercent directement les prérogatives de la souveraineté par :

a) l’élection du Président de la République ;

b) l’élection des membres du Pouvoir législatif ;

c) l’élection des membres de tout autre corps ou de toute assemblée prévus par la constitution et par la loi.

ARTICLE 59 :

Les citoyensdélèguent l’exercice de la souveraineté nationale à trois (3) pouvoirs :

a) le pouvoir législatif ;

b) le pouvoir exécutif ;

c) le pouvoir judiciaire.

Le principe de séparation des trois (3) pouvoirs est consacré par la constitution.

Ces dispositions n’ont jamais encore été respectées et ne le seront que si tous les citoyens sont mis en condition de voter.

Jean-Claude Roy

Jan 2018

Suggestions generales de J.C. Roy

La constitution cite dans son préambule « Pour implanter la démocratie qui implique le pluralisme idéologique et l’alternance politique et affirmer les droits inviolables du Peuple Haïtien ».

Assure-t-on l’alternance politique quand les parlementaires, auto-proclamés agent de développement, jouissent de largesses du pouvoir qu’ils utilisent pour leur campagne de réélection. La compétition devient alors inégale entre élus et aspirants. Cette pratique constitue non seulement des violations de la constitution mais favorise la corruption et assujetti le législatif à l’exécutif. Si dans la politique sociale du gouvernement ces fonds sont appelés à être distribués à l’arrière pays il est souhaitable qu’il se fasse par des organisations de bien-être social. 

Réduire la durée des mandats des députés.  La Constitution ne prévoit aucun moyen de contrôle sur le législateur. Le vote est le seul contrôle dont dispose le citoyen. Mais, avec un mandat de quatre ans, beaucoup de torts peuvent se commettre. Le citoyen ne peut être pénalisé pour avoir mal choisi son représentant surtout quand la majorité des candidats sont peu connus ou n’ont jamais encore fait leurs preuves. Il faut rapprocher ce contacte populaire.  Un mandat de deux ans permettrait une évaluation plus rapide du parlementaire qui aboutirait ou non au renouvellement de son mandat. 

La démocratie et l’alternance marchent mal sans parti politique. Changer le system électoral pour qu’il soit proportionnel aiderait àla fortification des partis, à la réduction du nombre d’élections et du nombre de partis politique. Insérer une disposition dans la Constitution sur un nombre représentatif de membres pour accorder la reconnaissance à un parti.

Disposer que le vote appartient au Parti avec toutes les conséquences que de droit. Par exemple, le droit de remplacer un parlementaire sans avoir à tenir de nouvelles élections en cas de démission, de mort, ou de vacances pour quelque cause que ce soit. 

Exiger que les partis politiques s’impliquent dans le développement du pays et entretiennent des activités rentables leur permettant de se développer.Leur donner accès au crédit bancaire. (Préférable au financement directe)

Rendre le vote obligatoire sans ambigüité.(Appliquer le principe de reconnaissance et de sanction)

La représentation législative doit être proportionnelle et équilibrée. A cette fin, regrouper les communes existantes jusqu’à ce que ce nombre soit atteint.

Séparer les élections législatives des présidentielles et organiser les législatives avant.

Ne reconnaître aux élections que des candidats de partis politiques reconnus. Pas d’indépendants !

Profiter de la tenue d’élections pour questionner les électeurs sur des sujets d’importance. 

Pour éviter que la rue ne soit le seul recours pour se débarrasser d’élus indésirables, établir une procédure de rappel des élus.

Imposer des délais a toute procédure parlementaire ou judiciaire.

Retirer l’influence de l’Exécutif sur les institutions ou organismes suivants : UCREF, ULCP, OPC, CSCCA, CEP 

Appliquer le Jus Sanguinis et le Jus Solis pour tout Haïtien. 

Requérir une démarche légale devant juge pour perte de nationalité.

Admettre que les membres du Conseil Interdépartemental peuvent être choisis par les assemblées départementales sans appartenir à ces assemblées. (Question de compétence).

Exiger le vetting de tous les ministres par le Sénat avant leur prise de fonction.

Exiger la prestation de serment de tous les ministres comme pour tout autre officier public.

Standardiser le serment à faire par tous les fonctionnaires et officiels de l’Etat.

Rendre le judiciaire entièrement indépendant de l’Exécutif, ne pas avoir à être investi par le président de la république, suivre la procédure que suit le législatif (entre eux et par eux).

Elaborer sur le droit à l’information afin de le rendre effectif par accès gratuit de toute publication au journal Le Moniteur.

Autoriser l’Exécutif à une dissolution du parlement par terme présidentiel.

Revoir la procédure d’amendement de la Constitution.

Elaborer sur le droit de Pétition.

Jan 2018

Les recommandations du Dr. Boulos

Les recommandations du Dr. Boulos

S’il est vrai que j’appuis et apprécies la décision du Dr. Boulos de se lancer en politique je n’appuis par pour autant tout ce qu’il préconise. 

Deux des choses qu’il avance et que je ne partage pas sont un retour à un régime mono céphale avec l’élimination de la fonction du premier ministre et le mandat de tous les élus à 5 ans. 

Je me suis suffisamment prononcé sur ces deux sujets, voici une nouvelle fois ma position.

Quelqu’un peut il me prouver quand, dans les faits, un premier ministre a jamais gêné l’action d’un président élu? On parle de la corruption que la fonction de premier ministre entrainerait rien pour le faire ratifier surtout quand il n’est pas du même parti (?) que le président. Cette corruption qui nous gangrène et qui viendrait des parlementaires existerait elle si le président n’était pas parti prenante? Quand c’est le président qui choisi un allié pour être premier ministre pourquoi faut il toujours soudoyer des parlementaires pour le faire approuver? 

Cette pratique de quémander des postes cesserait elle si le premier ministre n’existait pas? 

Ne pourraient ils pas appliquer les mêmes marchandages pour faire approuver un budget par exemple, ou pour ratifier le choix du président d’un haut fonctionnaire de l’état? 

La faiblesse de notre bicéphalisme ne relève t-elle pas de la faiblesse de nos partis politiques. Nous insistons à élire des individus qui sont peu connus et qui n’ont pas grande foule derrière eux voire des sommités. 

On avance comme argument que le flou existe entre qui a le pouvoir. Or la Constitution ne peut être plus claire : c’est le premier ministre qui a le pouvoir, la gestion de l’Etat. Sauf dans le domaine des relations extérieurs. Il y a certes des contradictions dans la constitution, par exemple si c’est le premier ministre qui a le pouvoir règlementaire et qui devrait faire toutes les nominations, pourquoi les directeurs généraux sont ils nommés par le président? Il y a aussi cette interprétation abusive du 136 qui est cause de discorde, mais ces choses sont elles suffisantes pour éliminer la fonction de premier ministres? C’est comme pour l’armée, était il nécessaire de détruire l’instituions pour quelque mauvaises graines qui de toute façon ont été acceptées et peut être même encouragées par les différents présidents. 

Pourquoi alors ne pas détruire la présidence? Laissons le premier ministre sans président et faisons en sorte que ce dernier soit élu au second degré par les chambres. C’est a mes yeux une bien meilleure suggestion que de revenir avec notre système présidentiel qui lui n’ont plus n’a jamais porté de résultat.

Quand à la question des mandats. Les mandats ne devraient pas être considérés en fonction du nombre d’élections ou du coup des élections qu’ils entrainent. Si les élections ne servent a autre chose qu’a déterminer les vainqueurs alors faisons en chaque 10 ans ou 20ans ou pas du tout comme l’avait fait Papa Doc. En démocratie il importe de garder contacte avec les mandants. Ces derniers doivent pouvoir exprimer leur satisfaction ou insatisfaction avec le travail que fournissent leurs représentants. 

Un bon exemple est le système scolaire. Imaginer ne pas faire les examens de fin de cycle chaque année et d’attendre le résultat des examens de fins d’études pour vous rendre compte que vous aviez choisi la mauvaise école avec des professeurs qui ne répondaient pas aux besoins de votre enfant. C’est pareille en matière politique. Il n’est pas dit que l’élu que vous avez choisi réponde vraiment à vos aspirations ou qu’il ne vous ait pas trompé tout bonnement. Faut il alors attendre la fin de son mandat? Le mandant qui délègue sa souveraineté à un mandataire ne devrait il pas pouvoir le révoquer avant terme? C’est la revendication actuelle des gilets jaunes avec leur demande de referendum révocatoire ou dans les pays ou états qui disposent d’une procédure de rappel. Que ceux qui s’y opposent a la rupture d’un contrat avant terme s’opposent aussi au divorce, car le contrat de mariage n’est-il pas pour la vie? 

Cependant, la procédure du rappel est une procédure longue et compliquée qui ne devrait jouer que lorsque le mandat du représentant est de longue durée. Aux Etats Unis par exemple le mandat des parlementaires n’est que de deux ans. Une durée suffisante tant pour l’élu pour faire ses preuves que pour les électeurs pour juger de la performance de cet élu. 

Le mandat a aussi une autre fonction, c’est celle de permettre a l’élu d’accomplir son programme/promesses de campagne. Il faut que le temps soit suffisamment long pour lui permettre de les réaliser mais aussi suffisamment court pour que la population ne s’en lasse. 

Mais qu’est-ce que le parlementaire a à voir avec des promesses de campagne et un temps nécessaire pour les réaliser? Aucun! Nous n’avons pas et ne devrions pas avoir de parlementaire/agent de développement. Cela à la rigueur reviendrait aux maires. 

Mais alors dites moi pourquoi devrais-je supporter si longtemps l’incompétence, ou les menés de corruptions d’un parlementaire qui n’a pour toute fonction que de faire des lois et de contrôler l’exécutif? 

Quand aux couts des élections, j’aimerais que l’on me prouve qu’elles coutent plus cher a l’Etat que de garder un ramassis d’incompétents avec tous leurs privilèges et avantages pendant 5 ans. Qu’on me le prouve. Et ceci sans même parler de notre façon de faire des élections en y incluant toute une série d’étrangers qui font monter la note. 

Oui, il se peut qu’il y aient de nouveaux élus qui auront besoin d’un temps d’adaptation, deux ans est plus que suffisant.

Quand au renouvèlement par tiers des sénateurs, il a aussi toute son importance. Il permet au président de consolider sa majorité parlementaire ou a l’opposition de la réduire. N’est –ce pas la raison des élections a mis temps aux Etats Unis?

A M. Boulos je dirai ceci : prendre la première tangente n’est pas toujours la meilleure solution.

jcr

La réalité est tout autre

Le Venezuela est utilisé pour prouver l’échec du socialisme. On devrait utiliser Haiti pour prouver la réussite du Capitalisme.

Il se répète que Juan Guaido est supporté par le reste du monde libre. Vraiment? 

Des 51 pays du continent africain tous supportent Maduro à l’exception du Maroc qui supporte Guaido. Soit 98% en faveur de Maduro.

Des 34 pays d’Asie/Océanie seul l’Australie supporte Guaido. Les 33 autres nations supportent Maduro soit 97%.

Du Moyen Orient seul l’Israël supporte Guaido, tous les autres supportent Maduro soit 94%.

Dans les Amériques/Caraïbe 17 pays supportent Guaido, 19 supportent Maduro soit 53%.

En Europe 5 pays supportent Maduro soit 44%. 

Alors, comment peut on continuer à clamer que la majorité des pays libres supportent Guaido?  Serait-ce que tous les pays qui ne supportent pas la position américaine ne sont pas des pays libres? La France qui ne faisait pas partie du monde libre quand elle s’opposait a la guerre de l’Iraq fait aujourd’hui partie des pays libres puisqu’elle a rejoint la position américaine. Trump lui même n’était pas libre puisque lui aussi s’opposait à cette guerre. (au moins l’avoue t-il) 

Une façon plutôt bizarre de voir les choses. 

Analyse du Pace de Gouvernabilité

Proposition de Pacte de gouvernabilité

Sont-ils sérieux?

Prenant pour base la situation catastrophique et désastreuse qu’énumère le document, le président, cherchant à sauver son mandat, a chargé le premier ministre d’établir un dialogue national entre Haïtiens pour aboutir à une sortie de crise par une entente nationale sur des violations constitutionnelles. 

Ce document publié en décembre 2018, mais dont copie ne m’est parvenue que récemment, démontre l’irréalisme et le manque de sérieux de ses auteurs et les violations répétées de la Constitution. Le Président, suite aux récents évènements, décrié et chahuté partout, avait pourtant dit être à l’écoute des revendications et protestations populaires, ce qui l’amène àconsidérer des solutions extra constitutionnelles.

Rien dans ce document ne semble répondre à ces demandes. Que d’apaiser la clameur publique, il jette de l’huile sur le feu. 

Faisons-en une brève analyse.

Les parties prenantes? Il ne faut pas, à l’instar de la Commission sur les amendements constitutionnels, simplement dire que des secteurs représentatifs ont participé à des rencontres avec le premier ministre.  Quelles sont ces parties prenantes, qui les représentait? Quelles furent les dates de ces réunions? Où se sont-elles tenues? L’une des revendications populaires est plus de transparence dans la gestion qui se fait au nom du peuple. Ce début n’inspire aucune confiance. 

Les intervenants (?) se donnent 3 ans pour finaliser ce dialogue. Est-ce une façon d’assurer que le mandat du président sera respecté? S’il faut 3 ans pour aboutir à une entente, il n’y a donc aucune urgence, il n’y a pas de crise. Est-ce aussi une façon d’engager le prochain gouvernement à exécuter un programme que le président actuel n’a pas pu exécuter durant son mandat?

Ce pacte de gouvernabilité espère résoudre la crise par la mise en place d’une fraude constitutionnelle.  

La seule façon d’engager le peuple dans une solution extra constitutionnelle est de lui redonner son pouvoir constituant. 

S’il faut que le peuple soit complice de violations constitutionnelles, il ne peut le faire que s’il redevient souverain. Ceci ne peut se faire qu’à travers la tenue d’une conférence nationale SOUVERAINE.  C’est à dire que ses décisions sont imposables à tous. Aucun sujet ne peut être tabou. Tout doit être sur la table:  mandat, programme, composition du gouvernement etc.

On ne saurait inviter le peuple à être complice de violations pour sauver un gouvernement impopulaire et décrié sans lui redonner ces pouvoirs.

Vouloir former un gouvernement d’ouverture (n’est-il pas déjà ouvert?) par le pouvoir actuel, n’est-ce pas se moquer du monde? N’est-ce pas le pouvoir actuel qui est si décrié qu’une solution extra constitutionnelle est considérée? Peut-on laisser à l’actuel gouvernement la responsabilité de se remplacer lui-même? Allez comprendre!

Toutes les propositions mentionnées dans ce document sont anticonstitutionnelles ou révèlent la faiblesse de l’actuel administration et son incapacité à accomplir ses responsabilités constitutionnelles.  Qu’il s’agisse du Conseil Electoral qui se doit d’être permanent et pour lequel le Sénat a déjà suivi les exigences constitutionnelles. Que ce soit dans ses aspects sociaux et économiques, dans sa soi-disant lutte contre le gaspillage et l’impunité, ou dans son inaction relative au procès Petro Caribe.

L’aide et la collaboration de la société ne peuvent se faire que sur la base de patriotisme et pour les beaux yeux du gouvernement. Le président actuel doit être prêt à faire des concessions dans le domaine du pouvoir. Il doit accepter de risquer son mandat en le mettant en jeu et en acceptant les décisions d’une assemblée souveraine sur tous les domaines.  Une transition est possible sous l’égide du Chef d’État, moyennant que tout soit mis sur la table excepté, peut-être, la durée de son mandat. Rien d’autre. 

La Justice doit être une pour tous.

Nous suivons avons intérêt et satisfaction le dossier de Gordon Orelus. La Justice doit être une pour tous. Nul citoyen ne devrait être au dessus de la loi et des griffes de la Justice. Serait-ce que des relations amicales avec le Chef de l’Etat soient plus puissantes que d’avoir été un haut responsable de la Police? Qu’est-ce qui fait qu’un Yves Leonard puisse défier la Justice?

La Justice doit demeurer une pour tous.  

Appel a des leaders

Nous aurons dit-on des élections en octobre 2019 pour le tiers du Senat et des Députés. Ne serait-ce pas magnifique, si elles doivent avoir lieu, d’avoir des membres du calibre de Lumarque, Boulos, Vorbe, Renois, Benoit au Pouvoir Législatif? Qu’ils ne m’éprennent mon invitation elle n’est preuve que d’admiration. Je pense qu’ils peuvent redonner une raison d’être à ce parlement et s’en servir comme tremplin pour les élections présidentielles de 2021. Nous devons relever le niveau de nos institutions et le Parlement serait un bon début. 

Un camouflet au PM

Le Président fait essuyer un camouflet à son premier Ministre. 

Comment réagira le Premier Ministre à cet affront public? Nous le saurons bientôt. 

Le Président veut tout le monde autour de la table. 

Le Premier Ministre dit avoir rencontré tout le monde. 

Et pourtant le résultat ne satisfait pas au Président. 

L’échec est de taille! 

Mais pourquoi? 

Simplement parce que les absents ont jugé que cela ne valait pas la peine de venir bavarder. 

C’est de quoi il était question, une causerie. Comme si il n’y avait pas de crise. 

Indiquez moi dans ce document intitulé Pacte de Gouvernabilité une seule concession, un sacrifice, une seule preuve que le président ait compris la gravité de la situation. Indiquez moi une offre que le Président ait accepté de faire pour voir tout ces absents dans une Conférence Nationale? 

L’appel avait été pour une Conférence Nationale Souveraine au cour de laquelle toutes les questions seraient sur table, sans aucun tabou. 

Dites moi un accord, un « chita bo tab », un forum qui ait jamais donné de résultat? Ils ne donneront jamais de résultats tant que les décisions qui en sortiront ne soient contraignantes pour tous.

Hélas, ce Pace de Gouvernabilité peut se résumer ainsi : le gouvernement demande aux participants d’être complices dans ses violations de la Constitution. C kom si ou ta mande on moun edew volè. 

Une solution a été faite au Président d’accepter de gérer la transition que déciderait la conférence. C’est déjà énorme!

Si vous n’avez pas le courage de faire ce que demande la constitution, dans le domaine des institutions, dans la lutte contre la corruption et l’impunité permettez que la transition les fasse. 

C’est le moindre que vous devriez faire pour avoir une participation importante et représentative de la société dans cette Conférence Nationale Souveraine. 

Votre proposition de Pacte de Gouvernabilité confirme que vous n’avez jamais été à l’écoute du peuple. C’est encore votre façon de faire Point Barre que vous avez chosi. Alors, bonne chance tout seul. 

My way or the highway.

“My way or the highway.” #realdonaldtrump
I guess this is what is taught in your “Art of the deal book”. I don’t know and will never know, since I will never buy it. But of course it is always easier to make a deal when you hold the upper hand. Well, guess what, you no longer hold the upper hand when dealing with Congress. You will have to show better ability to negotiate than to simply say “bye-bye”.  

And your threat of declaring an emergency crisis so as to bypass the Congress is really not a threat. It is only a threat to your reputation of a bad negotiator. So go ahead and do it. Only you will stand to lose by it. The 800,000 federal employees will certainly appreciate having their checks. 

As for you, like for a defective car, you should recall your book.