Une mise en garde est de mise. Si effectivement il y a démission du Pouvoir, ce soir ou après. Cette démission sera suivie de réjouissance populaire comme au départ des Duvalier. Cette « réjouissance » populaire peut causer encore plus de dommages que les démonstrations d’opposition. Soyez prêts, a toute éventualité.
Catégorie : transition
Changer de Cibles
Changer de cibles
Quels sont les premiers responsables de la situation haïtienne d’aujourd’hui. Ne sont-ce pas les tenants des pouvoirs?
Alors expliquer moi pourquoi le peuple s’en prend a des entreprises qui leur seront importantes plus tard pour leur mieux être. Que se soient les marchés, les super marchés, les stations d’essence, les hôpitaux, les banques, etc.
N’est-ce pas une preuve de lâcheté de leurs leaders? S’en prendre a des édifices et donner leur vie en s’attaquant à des buildings qui ne peuvent pas riposter. Alors que les vrais responsables sont encore libres de leur mouvement et continuent a toucher gros et a jouir de leur privilèges.
Ensuite ils vous diront qu’ils ont fait la révolution de 2019. Quelle révolution?
Ils auront pillé et détruit des entreprises essentielles à leur mieux être.
Quand est-ce que leurs leaders leur diront de CHANGER DE CIBLES!
Jcr 02/13/19
On y perd son latin et son grecque
On y perd son latin et son grecque!Qu’est-ce que le Core Group ne comprend pas à la cause de la crise et des turbulences qu’elle occasionne? Ne parle t-il aucune langue que nous haïtiens nous parlons?
Que vous preniez note? Simplement preniez note, des revendication exprimées le 7 février. Qu’en est-il du 8, du 9 du 10 février ? Qu’en est –il du 6-7-8 Juillet, du 17 Octobre, et du 18 Novembre. Vous n’étiez donc pas en Haïti? Que faut-il pour que vous compreniez que tant que Jovenel restera au pouvoir il y a aura d’autres actes aussi regrettables que ceux qui se sont passés en ces dates sus-citées et aujourd’hui encore? Mais qu’est-ce que vous ne comprenez pas? On en a marre de vos solutions toutes faites. Elections n’équivaut pas a démocratie ni en Haïti, ni chez vous avec les gilets jaunes ou en Angleterre avec ceux qui contestent le referendum du Brexit. Votre Macron critique l’ingérence de l’Italie dans les affaire Françaises, mais ce même Macron qui est dans l’impossibilité de résoudre sa crise des Gilets Jaunes, 13 samedis plus tard avec des millions de dollars de casse et des vies humaine et des handicappés à tout jamais, se croit en doit de nous faire la leçon. M. Macron vos 18% au premier tour sont les mêmes raisons des troubles sociaux que vous connaissez que nous avec notre élus avec 11% de légitimité. Sachez que votre soutien à Jovenel et le fait que vous n’ayez qu’une chose en tète : les futures élections, bidons à n’en plus finir, sont les principales causes de notre situation.
Au lieu de déjà de promouvoir les prochaines élections qui ne seront pas meilleurs que celles qui ont vu Jovenel arriver au pouvoir avec un pourcentage de participation et de légitimité beaucoup plus faible que celles de Maduro, que vous voulez sortir du pouvoir, vous devriez, au contraire, faire jouer votre influence sur Jovenel pour qu’il accepte de convoquer une Assemblée Nationale Souveraine afin qu’ensemble nous puissions trouver une solution durable à nos problèmes qui sont multiple et de tout ordre.
Election n’est pas égale à démocratie. Encouragez nous au contraire à prendre le temps nécessaire pour les organiser, en temps et lieux, après avoir redéfini les règles du jeu, après avoir révisé les lois électorales et des partis politiques, aprés avoir mis sur pied un Conseil Electoral Permanent avec sa loi organique, après avoir jeté les bases solides aux institutions que prévoiraient la prochaine constitution. Cessez de nous menez en bateau dans vos solutions prédéfinies qui ne peuvent pas s’appliquer à tous les pays.
Reconnaissez pour une fois n’avoir pas réussi avec vos méthodes et mettez vous à l’écoute du peuple.
Toute solution imposée sans sa participation connaitra le même sort. jcr 02/10/19
Elections et démocratie
De 1987 à nos jours toutes nos transitions n’ont eu pour objectif qu’une chose : des élections le plus vite que possible, selon la formule que démocratie égale élection et vice versa.
Ce fut le cas après chacun de ces responsables de transition :
Ertha P. Trouillot, Joseph Nerette, Marc Bazin, Emile Jonassaint, Bonniface Alexandre et Jocelerme Privert. Jamais nous ne sommes donnés le temps nécessaire pour faire les lois d’accompagnement devant consolider les acquis de la nouvelle Constitution.
Chaque fois nous avons pensé qu’il revenait à un homme (je dis bien un homme) de nous remettre sur la voie du développement et de la démocratie. Les résultats sont là.
Chaque fois nous avons du recommencer en pleine instabilité avec des élections souvent contestées et des programmes ne répondant pas aux vraies aspirations populaires.
Nous ne pouvons pas après chaque élection recommencer à zéro. Haiti ne doit plus être le terrain d’expérimentation d’apprentis leaders. Nous devons parvenir a créer ensemble un programme de développement économique sur le long terme. Nous devons nous entendre sur des règles du jeu démocratique que veut soutenir la majorité populaire par référendum. Aucun homme ne peut prétendre être un fini konen et vouloir imposer ses vues. Nous devons impliquer la grande majorité dans nos décisions. Seule une conférence nationale souveraine peut soumettre ses résolutions au peuple pour être approuvées par voie référendaire.
Redonnons place à la compétence.
Jcr 02/03/19
Des mesures d’austérités?
J’ai entendu des bribes des mesures d’austérités annoncées ce soir par le Premier Ministre.
Une chose me choque.
Le fait que des ministres ne soient pas encore à jour avec l’exigence qui leur est faite de produire la déclaration de leur patrimoine me dépasse. Mais ce qui me dépasse encore plus c’est qu’aucune sanction ne soit prise. Un simple rappel et c’est tout.
N’est-ce pas une violation de la constitution et des lois?
Vous comprendrez pourquoi personne ne prend au sérieux ces mesures que d’autres avant ce Premier Ministre avaient tenté de prendre. On sent, et on se rend vite compte, que la volonté de changer les choses n’y est pas. Il ne s’agit que de faire semblant dans le but de faire baisser la tension avant le 7 février.
Jcr 02/05/29
Analyse du projet de solution de crise du mouvement Debout
- Les Considérants : Si le président a failli a sa mission et viole la Constitution il convient de le mettre en accusation. N’avoir pas respecté ses promesses de développement n’a pas sa place dans un document pareille. Il conviendrait de préférence de citer les multiples violations de la Constitution, des lois et des arrêtés.
- recourir à la constitution de 87 non amendée ouvre la porte a toutes sortes de violations d’entrée de jeu. je ne suis pas contre un retour à la non amendée, n’ayant jamais été d’accord avec les amendements produits, mais on ne peut s’amuser à choisir quelques disposition et à laisser d’autres de coté. Par exemple que fera t-on du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire? Ou qu’elle définition de la nationalité retiendra t-on? Il y a eu trop de modifications misent en application pour les citer toutes.
- Je suis personnellement contre le recours d’un juge en Cassation pour prendre la tête du pouvoir politique. Même si c’est la voie traditionnellement suivie, c’est impliquer le judiciaire dans la politique. C’est mettre à la tète du pouvoir politique un citoyen qui n’a peut être jamais fait de politique et qui ne devrait pas se mettre en politique. Quel recours aurions nous contre lui, si lui se mettait à violer la constitution et les lois. Si Boniface a joué son rôle, Ertha ne l’a pas fait elle s’est vite ralliée à l’international et mis de coté le Conseil d’Etat qui devait l’accompagner durant la transition.
- Puisqu’il est question de convoquer une Assemblée Constituante, pour entre autres choses élaborer une nouvelle constitution, il conviendrait mieux qu’elle élabore elle-même les règles de jeu de ce gouvernement de transition.
- Concernant la Constituante et l’adoption d’un texte soumis par neuf techniciens ne retient pas mon approbation. Je vois plutôt l’élaboration de ce texte par une assemblée délibérante et le texte soumis a référendum.
- Hors de question de faire ratifier ce texte des 9 techniciens par les chambres actuellement constituées. D’ailleurs comment peut on les dissoudre et ensuite les charger de voter le texte. Pas très clair. Mais je maintiens, il est totalement absurde de penser que les chambres dans leur présente composition puisse voter quoi que se soit de valide. De plus, ils sont aussi responsable de l’échec des pouvoirs que le président lui même. Il n’est pas juste de considérer le renvoi du président et pas des parlementaires.
- Ce n’est pas au nouveau gouvernement, tire des trottoirs, d’élaborer une feuille de route, mais bien une assemblée qui devrait être souveraine. C’est elle qui devra définir les nouvelles règles de jeux, définir un programme de développement sur le long terme, un pacte de gouvernabilité etc. Cessons de remettre ces taches si énormes, dans la conjoncture actuelle, à un homme, définissons les ensemble.
- Votre point 5 devrait être le principal objectif et non faire suite a tout ce qui est cité avant.
En conclusion, si l’initiative est bonne, le texte mérite d’être revu.
Jcr 02/10/19
Cause de nos échecs
Nos échecs de transitions et de gouvernement. Cause principale : Maché presé.
Une transition ne devrait avoir pour seul objectif des élections. Construisons ensemble notre société, concevons ensemble un programme de développement sur le long terme, concevons ensemble le système politique qu’il nous faut. Prenons le temps nécessaire pour construire ensemble. Vive la Conférence Nationale Souveraine.
Jcr 02/08/19
L’homme au pouvoir différent du candidat
Macron : « Si vous ne voulez pas de moi, pourquoi avez-vous tous voté pour moi ? »
Nous ne savons pas encore quelle sera la suite en France, mais aucun ambassadeur ou représentant d’organisation ne s’est permis de dire aux français : le mandat du président ne peut être raccourci.
L’homme au pouvoir peut, même dans les meilleurs cas, se révéler être totalement diffèrent du candidat en campagne.
Que doivent faire les électeurs qui ont été trompés?
N’est-ce pas exonérer le coupable et punir les innocents que de le maintenir?
La France et Haïti se trouvent dans cette situation. Voyez les statistiques. Si les français peuvent remettre en cause un élu qui avait 43.59% de légitimité, comment contester le droit des haïtiens de contester un élu n’ayant eu que 10.06% de légitimité.
Statistiques :
France électorat en 2017 : 47, 582,183
Votants au 2ème tour : 35,467,327
Pourcentage de participation : 74.56%
Macron : 2ndtour : 20,743,128
Pourcentage des votes : 66.10%
Pourcentage de légitimité : 43.59%
Dernier sondage de popularité de Macron décembre 2018 : 23%
Haïti Electorat en 2015 : 5,871,450
Votants :1,062,839
Pourtage de participation : 18.10%
Jovenel : 590,927
Pourcentage des votes : 55.60%
Pourcentage de légitimité : 10.06%
La 3ème voie
M. Boulos sur Magik9 a fait part de sa proposition de sortie de crise. Il l’intitule la 3ème voie. J’appuis cette voie avec quelques réserves.
Les points forts de cette voie :
Une assemblée constituante devant décider d’une nouvelle constitution
Une conférence nationale devant élaborer un programme de développement sur le long terme
Une transition devant garantir la réalisation de ces deux éléments essentiels à la 3ème voie.
Les points faibles
Le maintien des pouvoirs étatiques dans leurs présentes compositions durant la transition. Ceci posera des problèmes insurmontables.
Commençons par le chef de l’état. Qui pourra l’obliger à rester dans les limites de ses attributions constitutionnelles? Il vous sortira l’article 136. Qui tranchera les contradictions?
Comment combattre la corruption quand les grands corrupteurs resteront en place? Qui fera exécuter les mandats judiciaires? L’affaire Leonard est un exemple.
Qui mettra fin à la contrebande et arrêtera les contrebandiers et complices?
Quand au Parlement, ce n’est pas seulement leur pouvoir de destitution d’un premier ministre ou du gouvernement qui gène. Le Parlement est source de corruption et de machinations politiques. Qui pourra leur retirer leurs avantages et privilèges tant qu’ils seront encore en fonction?
M. Boulos a fait un bel exposé de la situation sociale, politique et économique du pays. Il possède les dossiers et a ce patriotisme débordant qui montre qu’il recherche sincèrement une solution aux crises que traverse Haïti.
Ce patriotisme ne suffit pas pour combattre les forces antipatriotiques, nationales et internationales en présence. Ce qui manque à sa 3ème voie est la force contraignante pour l’imposer. A cela, il n’offre aucune proposition.
Quand commence le mandat du Président?
Au regard de l’article 134.2 alinéa 2 de la Constitution de 87 amendée, qui peut nous dire quand a commencé le quinquennat du Président Moise?
En voici la teneur : Le président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection.
La validation du scrutin a eu lieu fin décembre 2016 et La publication officielle a été faite le 3 janvier 2017 donc le mandat est censé avoir commence le 7 février 2016 qui est l’année de l’élection.
Ci joint copie de cette publication