Si démocratie égale élections…

Si démocratie égale élections et élection égale démocratie, de plus si le respect des mandats égale démocratie, alors pourquoi le Venezuela n’est-il pas considéré un état démocratique?

Ah! Vous me direz, les élections n’étaient pas honnêtes. Qui décide? 

Et pourtant vous voulez nous faire avaler que les élections en Haïti n’ayant rassemblé que 18% de l’électorat et donné 11% de légitimité à l’élu constituent des preuves que nous sommes en démocratie. 

Ah! Oui, j’oubliais, tant que cet élu vous est favorable ou que vous l’ayez mis au pouvoir. 

Matières à réflexion

Etienne Chouard (:https://fr.wikipedia.org/wiki/Étienne_Chouard)

En élisant, un électeur abandonne toute la souveraineté à un élu. A quelqu’un qui se croit un être supérieur, un sur homme. Quelqu’un qui va tout décider à sa place.  Ce faisant, nous acceptons d’être des incapables politiques. En mettant le bulletin dans l’urne, nous redevenons des enfants politiques; nous désignons quelqu’un pour tout décider à notre place.

C’est une erreur profonde de dire que «La démocratie c’est l’élection, l’élection c’est la démocratie. L’élection est anti démocratique. Election ce n’est pas le vote. Il ne faut pas confondre élire et voter. Elire, c’est renoncé à voter. Quand j’élis un candidat, je dis c’est toi qui va voter toutes les lois à ma place. Donc je ne voterai pas. Quand j’élis, je renonce à voter. »

« Une Constitution devrait être une protection. On devrait être protégé contre nos représentants, contre les abus de pouvoir de nos représentants. Or la constitution est une prison ce texte nous interdit de faire quoi que se soit contre nos représentants. Nos représentants font exactement tout ce qu’ils veulent et nous ne pouvons rien. La seule chose que nous pourrions faire c’est de ne pas les réélire. » 

« Mais en fait, quand vous direz, je ne vais pas réélire la crapule A vous allez a voir comme choix la crapule B et quand la crapule B vous aura insupporté après un nouveau mandat vous n’aurez comme choix qu’a revenir à la crapule A. En fait, se sont des faux choix qui sont dans l’élection. » 

« Voilà 200 ans que les élus ont pris le contrôle du processus constituant et ne veulent pas le lâcher. Et nous les laissons faire. Comme nous ne sommes pas entrainés à écrire une constitution on a peur de mal écrire on a peur de faire des bêtises donc on accepte d’élire l’assemblée constituante. »

« Les gilets jaunes expriment le ras de bol de la trahison, de l’exaspération des mensonges des politiciens et de cette injustice qui consiste à tout donner aux riches et tout retirer aux pauvres. Ils partent avec un apriori absolument hostile à la représentation.’

« Comment on les contrôle (les élus), comment on peut faire pour surveiller que quand ils négocient ils ne sont pas entrain de nous trahir. Comment on les révoque quand on constate qu’ils sont entrain de nous trahir?

On a besoin de représentants, mais on sait que c’est par la qu’on va être trahi. Comment avoir des représentants moins susceptibles de nous trahir. » 


Dans le vent d’une réforme constitutionnelle

Une Constitution se doit d’être une protection de ses citoyens. Elle devrait les protéger contre les abus de pouvoir de leurs représentants. Or telle que rédigée, notre présente constitution ne nous facilite aucune action contre eux.  Nos représentants font exactement tout ce qu’ils veulent et nous ne pouvons rien contre eux, sauf ne pas les réélire aux prochaines élections. On remplacera la crapule A avec de fortes chances d’élire la crapule B. Et la danse recommencera.

Tout system représentatif se fonde sur les élections certes, mais si en élisant un représentant le citoyen autorise celui ci a voter les lois a sa place, il ne devrait pas pour autant en perdre le contrôle.  Cet élu ne devrait pas se considéré un être supérieur,  un surhomme, un intouchable. 

C’est un fait, quand le nombre rend impossible les les discussions et les décisions, qu’on ait besoin de représentants. Mais on sait aussi que c’est par là qu’on va être trahi. Alors que faire pour s’en protéger?

Laquelle de ces méthodes vous paraît plus applicable en Haiti:

1- Le referendum révocatoire

2- Des mandats plus courts

3- Des poursuites judiciaires rendus plus faciles contre les élus.

Fortuné et Boulos ont la même vision

Fortune et Boulos ont la même lecture

La proposition ou la position de Réginald Boulos comme rapportée par Gabriel Fortuné (démission du président et dissolution du Parlement) serait elle vraie qu’elle montrerait la lucidité de cet homme d’affaires et politique. Hélas ce dernier dément formellement, ce qui le met donc dans le camp des Fortuné. On avait espéré qu’ils aient une vision différente et proposent des solutions différentes. Mais voilà, elles sont pratiquement identiques et sont à contre courant de l’opinion populaire. 6-8 juillet n’aura servi à rien. 

D’ailleurs dans ses démentis Boulos révèle son intime amitié avec le président et son intérêt à l’y maintenir. Cette amitié n’affecte t-elle pas sa vision de la réalité? Et puisqu’ils sont dans le même camp, pourquoi se chamaillent-ils?

Haiti doit chercher ailleurs de meilleurs alliés.

Pour nos « amis »et donneurs de leçons, la démocratie se résume essentiellement à une chose : la durée d’un mandat particulier. Celui du Chef de l’Etat. Ils s’en foutent que pendant ses 22 mois au pouvoir ce dernier n’a cessé de violer la constitution. 

Ils maintiennent les haïtiens dans cet état de misère rien que pour éviter d’admettre que cet échec est autant le leur que le notre.

Oseront ils dire que la démocratie n’existe pas en France ou aux Etats Unis si Trump et Macron venaient à démissionner avant la fin de leur mandat?

Haiti doit chercher ailleurs de meilleurs alliés.

Haiti n’est plus un pays, c’est la jungle

Les nouvelles en provenance d’Haïti sont de plus en plus alarmantes et ahurissantes. Chaque jour il est question d’un nouveau meurtre toujours plus macabre que le précédent. Souvent  ces meurtres sont suivis de décapitation ou du bucher ou alors que le cadavre livré à des cochons. 

Aujourd’hui c’était le récit d’une femme en larme, 22 fois violées par des assaillants et dont le mari a été découpé en petits morceaux. Ne pouvant pénétrer par les accès normaux de la maison ils y sont parvenus par la toiture en enlevant des feuilles de tôles. 

Aucune suite ne sera donnée. La veuve sera livrée a elle même. 

Récemment c’était l’horrible crime de la Saline où des dizaines de citoyens ont été massacrés.  

Vous qui avez fait choix de vivre en Haïti, mais comment faites vous donc? Comment pouvez vous vivre dans ces conditions. Moi qui ne suis pas en Haïti, ces nouvelles me fendent le cœur,  je suis encore plus révolté quand je vois les vidéos qui accompagnent ces crimes odieux.  Comment les haïtiens sont ils devenus si insensible à cette barbarie dans laquelle ils vivent tous les jours? Comment arrivez vous a être si indiffèrent? Serait-ce que vous n’écoutez pas les nouvelles. Haiti n’est plus un pays, c’est la jungle. 

Dans les pays ou ces crimes se produisent, (prenez les récents crimes en Europe ou aux états unis) les forces de l’ordre sont mises en branle et dans les heures qui suivent et le ou les bandits sont poursuivis et appréhendés ou tués. Chez nous, nos forces de l’ordre vous parlementer avec les bandits, ils vont faire du social avec eux. On leur dit de se mettre à l’abri.  

Mais qu’est-ce si passe donc, dans quel pays vivez vous? 

La revandication tourne au Rache Manyok

Cet appel à la concertation, au dialogue, au « tet ansam » dans une Conférence Nationale est venu se greffer à ce désire des Petro Challengers de voir l’enquête PetroCaribe aboutir dans un procès équitable et juste. 

Mais ces appels mille fois lancés par des Haïtiens, la plupart de vrais patriotes, même s’ils sont entendus, ne seront jamais suivis d’effet pour une simple mais importante raison : la confiance en ceux qui pourraient, qui devraient les organiser n’existe plus. Le patriotisme ne va pas jusqu’à la folie : personne n’ira se jeter dans la gueule du loup?

Cet ainsi que devant ce constat, une troisième revendication aussi juste que logique prend corps : le Rache Manyok! Elle découle de cette réalité que certaines personnes visées par ce procès ou par des décisions d’une Conférence Nationale « souveraine » sont très influentes, sont encore au timon des affaires ou proches,très prochesde ceux qui détiennent le pouvoir. 

C’était se leurrer que de penser qu’il suffirait de faire appel au patriotisme de ceux visés par la démarche pour qu’ils se retirent paisiblement et se soumettent à la justice ou abandonnent de gré leurs avantages.  

La réalité les a vite rejoint nos instigateurs. Aucune manifestation pacifique, aucun discours aussi émouvant qu’il puisse être n’obtiendra que des criminels de toute sorte se rendent volontairement, pacifiquement aux justes revendications de citoyens qui ne disposent d’aucun moyen pour les y contraindre dans un contexte démocratique.

Est-ce pourquoi ces nobles mouvements, « Kote Kob Petro Caribe la » et Conférence Nationale, ont pris cette troisième dimension : le Rache Manyok!

Et la raison est simple : la seule force contraignante capable d’assurer cette sécurité réside dans un pouvoir réfractaire au changement. Il faut donc le changer. 

Les vrais responsables

Elaborant un peu sur cette intervention d’un auditeur de Radio Métropole qui s’interrogeait sur le bien fondé des manifestants qui s’en prennent au secteur privée des affaires alors que les vrais responsables de la crise se trouvent principalement au Palais Exécutif et au palais Législatif.

En détruisant les entreprises pourvoyeuses d’emplois, ou les écoles ou les hôpitaux les petites gens seront d’avantage dans la misère. Cela n’affecte en rien la belle vie des tenants des pouvoirs.  Ceux la continuent dans la corruption, continuent à recevoir leurs émoluments et à endetter l’Etat d’avantage.  

Quand vous voulez tuer le serpent vous lui couper la tète et non pas seulement un bout de queue. 

Une troisieme revendication

Cet appel à la concertation, au dialogue, au « tet ansam » dans une Conférence Nationale est venu se greffer à ce désire des Petro Challengers de voir l’enquête PetroCaribe aboutir dans un procès équitable et juste. 

Mais ces appels mille fois lancés par des Haïtiens, la plupart de vrais patriotes, même s’ils sont entendus, ne seront jamais suivis d’effet pour une simple mais importante raison : la confiance en ceux qui pourraient, qui devraient les organiser n’existe plus. Le patriotisme ne va pas jusqu’à la folie : personne n’ira se jeter dans la gueule du loup?

Cet ainsi que devant ce constat, une troisième revendication aussi juste que logique prend corps : le Rache Manyok! Elle découle de cette réalité que certaines personnes visées par ce procès ou par des décisions d’une Conférence Nationale « souveraine » sont très influentes, sont encore au timon des affaires ou proches,très prochesde ceux qui détiennent le pouvoir. 

C’était se leurrer que de penser qu’il suffirait de faire appel au patriotisme de ceux visés par la démarche pour qu’ils se retirent paisiblement et se soumettent à la justice ou abandonnent de gré leurs avantages.  

La réalité les a vite rejoint nos instigateurs. Aucune manifestation pacifique, aucun discours aussi émouvant qu’il puisse être n’obtiendra que des criminels de toute sorte se rendent volontairement, pacifiquement aux justes revendications de citoyens qui ne disposent d’aucun moyen pour les y contraindre dans un contexte démocratique.

Est-ce pourquoi ces nobles mouvements, « Kote Kob Petro Caribe la » et Conférence Nationale, ont pris cette troisième dimension : le Rache Manyok!

Et la raison est simple : la seule force contraignante capable d’assurer cette sécurité réside dans un pouvoir réfractaire au changement. Il faut donc le changer. 

Ah! Les vœux pieux.

Il faut emprunter la voie du dialogue s’époumonent à demander nos paisibles citoyens. Mais constamment ils se font rouler dans de la farine. Discours après discours nos dirigeants les plus visés reprennent les mêmes appels au dialogue et au calme et font de nouvelles promesses. 

Tant que cela reste au niveau de la parole, ils diront tout ce que vous aimeriez entendre, façon de faire baisser la tension et de leur donner quelques mois de plus de sursis. Leur stratégie est de parvenir à épuiser l’opposition. Cette stratégie n’est pas mauvaise car tous les secteurs qui dépendent de la normalité se désolidariseront des opposants. Les appels aux grèves et manifestations ne feront plus recette dans l’immédiat. Mais la dégradation de la situation continuera et les manifs et protestations reprendront de plus belle. 

Nos paisibles patriotes devraient prendre un moment de réflexion et répondre à ces questions en toute sincérité. 

Si vous étiez visé parmi ceux qui ont grugé l’Etat et que vous étiez encore au pouvoir, accepteriez vous d’organiser un procès Petro Caribe?

Si vous jouissiez des avantages du pouvoir accepteriez vous pacifiquement d’abandonner ce pouvoir ?

Si vous étiez parmi ces parlementaires décriés accepteriez vous d’être renvoyé par une quelconque conférence nationale souveraine?

Si vous étiez invité à rejoindre le pouvoir, le feriez vous dans les présentes conditions ?

Si vous étiez intéressé à faire partie d’une Conférence Nationale souveraine, le feriez vous dans les présentes conditions ?

Si vous êtes encore optimiste après ces quelques réflexions, alors dites nous donc comment faire. Mais faites vite.