c? N’ont ils pas écouter les propos du Premier Ministre et sa détermination de mener à bout le procès Petro Caribe que cela coute au Président ou pas. Ne réalisent ils pas que c’est leur seul chance de faire d’une pierre deux coup : Petro Caribe et le président si ce dernier est prouvé coupable comme l’indiquent les différents rapports.
Catégorie : politique
Les recommandations du Dr. Boulos
Les recommandations du Dr. Boulos
S’il est vrai que j’appuis et apprécies la décision du Dr. Boulos de se lancer en politique je n’appuis par pour autant tout ce qu’il préconise.
Deux des choses qu’il avance et que je ne partage pas sont un retour à un régime mono céphale avec l’élimination de la fonction du premier ministre et le mandat de tous les élus à 5 ans.
Je me suis suffisamment prononcé sur ces deux sujets, voici une nouvelle fois ma position.
Quelqu’un peut il me prouver quand, dans les faits, un premier ministre a jamais gêné l’action d’un président élu? On parle de la corruption que la fonction de premier ministre entrainerait rien pour le faire ratifier surtout quand il n’est pas du même parti (?) que le président. Cette corruption qui nous gangrène et qui viendrait des parlementaires existerait elle si le président n’était pas parti prenante? Quand c’est le président qui choisi un allié pour être premier ministre pourquoi faut il toujours soudoyer des parlementaires pour le faire approuver?
Cette pratique de quémander des postes cesserait elle si le premier ministre n’existait pas?
Ne pourraient ils pas appliquer les mêmes marchandages pour faire approuver un budget par exemple, ou pour ratifier le choix du président d’un haut fonctionnaire de l’état?
La faiblesse de notre bicéphalisme ne relève t-elle pas de la faiblesse de nos partis politiques. Nous insistons à élire des individus qui sont peu connus et qui n’ont pas grande foule derrière eux voire des sommités.
On avance comme argument que le flou existe entre qui a le pouvoir. Or la Constitution ne peut être plus claire : c’est le premier ministre qui a le pouvoir, la gestion de l’Etat. Sauf dans le domaine des relations extérieurs. Il y a certes des contradictions dans la constitution, par exemple si c’est le premier ministre qui a le pouvoir règlementaire et qui devrait faire toutes les nominations, pourquoi les directeurs généraux sont ils nommés par le président? Il y a aussi cette interprétation abusive du 136 qui est cause de discorde, mais ces choses sont elles suffisantes pour éliminer la fonction de premier ministres? C’est comme pour l’armée, était il nécessaire de détruire l’instituions pour quelque mauvaises graines qui de toute façon ont été acceptées et peut être même encouragées par les différents présidents.
Pourquoi alors ne pas détruire la présidence? Laissons le premier ministre sans président et faisons en sorte que ce dernier soit élu au second degré par les chambres. C’est a mes yeux une bien meilleure suggestion que de revenir avec notre système présidentiel qui lui n’ont plus n’a jamais porté de résultat.
Quand à la question des mandats. Les mandats ne devraient pas être considérés en fonction du nombre d’élections ou du coup des élections qu’ils entrainent. Si les élections ne servent a autre chose qu’a déterminer les vainqueurs alors faisons en chaque 10 ans ou 20ans ou pas du tout comme l’avait fait Papa Doc. En démocratie il importe de garder contacte avec les mandants. Ces derniers doivent pouvoir exprimer leur satisfaction ou insatisfaction avec le travail que fournissent leurs représentants.
Un bon exemple est le système scolaire. Imaginer ne pas faire les examens de fin de cycle chaque année et d’attendre le résultat des examens de fins d’études pour vous rendre compte que vous aviez choisi la mauvaise école avec des professeurs qui ne répondaient pas aux besoins de votre enfant. C’est pareille en matière politique. Il n’est pas dit que l’élu que vous avez choisi réponde vraiment à vos aspirations ou qu’il ne vous ait pas trompé tout bonnement. Faut il alors attendre la fin de son mandat? Le mandant qui délègue sa souveraineté à un mandataire ne devrait il pas pouvoir le révoquer avant terme? C’est la revendication actuelle des gilets jaunes avec leur demande de referendum révocatoire ou dans les pays ou états qui disposent d’une procédure de rappel. Que ceux qui s’y opposent a la rupture d’un contrat avant terme s’opposent aussi au divorce, car le contrat de mariage n’est-il pas pour la vie?
Cependant, la procédure du rappel est une procédure longue et compliquée qui ne devrait jouer que lorsque le mandat du représentant est de longue durée. Aux Etats Unis par exemple le mandat des parlementaires n’est que de deux ans. Une durée suffisante tant pour l’élu pour faire ses preuves que pour les électeurs pour juger de la performance de cet élu.
Le mandat a aussi une autre fonction, c’est celle de permettre a l’élu d’accomplir son programme/promesses de campagne. Il faut que le temps soit suffisamment long pour lui permettre de les réaliser mais aussi suffisamment court pour que la population ne s’en lasse.
Mais qu’est-ce que le parlementaire a à voir avec des promesses de campagne et un temps nécessaire pour les réaliser? Aucun! Nous n’avons pas et ne devrions pas avoir de parlementaire/agent de développement. Cela à la rigueur reviendrait aux maires.
Mais alors dites moi pourquoi devrais-je supporter si longtemps l’incompétence, ou les menés de corruptions d’un parlementaire qui n’a pour toute fonction que de faire des lois et de contrôler l’exécutif?
Quand aux couts des élections, j’aimerais que l’on me prouve qu’elles coutent plus cher a l’Etat que de garder un ramassis d’incompétents avec tous leurs privilèges et avantages pendant 5 ans. Qu’on me le prouve. Et ceci sans même parler de notre façon de faire des élections en y incluant toute une série d’étrangers qui font monter la note.
Oui, il se peut qu’il y aient de nouveaux élus qui auront besoin d’un temps d’adaptation, deux ans est plus que suffisant.
Quand au renouvèlement par tiers des sénateurs, il a aussi toute son importance. Il permet au président de consolider sa majorité parlementaire ou a l’opposition de la réduire. N’est –ce pas la raison des élections a mis temps aux Etats Unis?
A M. Boulos je dirai ceci : prendre la première tangente n’est pas toujours la meilleure solution.
jcr
Dialogue…
Dialogue, dialogue, dialogue. On ne parle que de cela en Haïti.
A quoi servent les dialogues? A dialoguer, rien qu’a dialoguer s’ils ne sont pas accompagner de décisions contraignantes pour toutes les parties.
Il suffit de suivre ces dialogues du Conseil de Sécurité de l’Onu quand un veto d’un des 4 membres permanents peut empêcher toute résolution contraignantes. Avant mémé de se réunir ils savent déjà les positions de chacun de ces pays. Ils ne se servent donc de cette opportunité pour faire valoir leur position au niveau international sachant que cela ne changera pas la situation.
Nos dialogues haïtiens ne sont pas différents tant que le président détient son veto. Ils ne changeront pas les opinions bien arrêtées avant de s’asseoir. Les participants s’en servent comme tribune pour se faire connaître rien d’autre. Pour que ces réunions sociales aient une portée, il faut éliminer tous les vetos.
jcr
On constate
On constate, on constate, on ne fait que cela constater la mauvaise gestion de la chose publique. N’est-ce pas la responsabilité du Président que l’on retrouve dans cette fameuse disposition constitutionnelle Art 136?
Alors que fait on après avoir constaté? N’y a t-il pas de sanction a prendre. Allons nous au nom d’un mandat continuer dans cette voie pour 3 années encore?
jcr
L’inconsistance des Républicains
Les républicains à l’audience ouverte de Michael Cohen devant la commission d’enquête de la Chambre des représentants se sont levés comme un seul homme pour protester sa présence et discréditer sa déposition arguant qu’il était un menteur reconnu qui a menti au Congrès et qui va en prison pour ce fait et d’autres.
Qu’en est-il donc de la Présence de Elliott Abrams au Conseil de sécurité agissant en tant qu’envoyé spécial du Président Trump dont il est devenu grand conseillé ? N’avait-il pas lui aussi été condamné pour avoir menti au congrès dans son implication dans le dossier de l’Iran-Contra ? Nous ne parlerons pas des autres crimes dont il serait impliqué.
jcr
Notre déchéance
Notre déchéance!
Le 31 Janvier 1955, le président Magloire était reçu a NY dans une parade de confettis sur la 5ème ave, une parade réserve aux grands évènements. Tenez vous bien, après avoir été reçu par le vice président Nixon au pied de l’avion, le président Magloire et sa femme furent logés dans la chambre du président Lincoln qui se trouve au deuxième étagé de la maison Blanche. Magloire s’adressa a la session plénière du 84ème congres des Etats Unis. Il a été en page de couverture du Times Magazine en février 1954.
Que nous est-il arrivé? Pour utiliser le langage en vogue : Ou est notre fierté Dessalinienne? Voir notre présidence reléguée au rang de sous secrétaire d’Etat est déshonorant. Que nos aïeux nous pardonnent!
Jcr
Il y en toujours pour les hauts fonctionnaires!
Les media rapportent qu’une fois de plus il n’y a pas d’argent pour payer l’importation des carburants.
On sait pourtant qu’il y en a toujours pour continuer à payer les hauts dignitaires et les élus comme si rien n’était.
Est-ce la fonction de l’état de ne se soucier que des intérêts de ces gens au détriment des citoyens?
Que devrait faire le citoyen qui, faute de carburant, ne trouve pas de moyen de transport ou ne peut alimenter sa voiture ou sa génératrice et qui voit ce fonctionnaire au volant de sa grosse cylindrée, climatiseur au maximum passer devant lui en toute indifférence et arrogance? Ca finira par arriver.
A toutes fins utiles
Si le Conseil Electoral trouve ses principales attributions dans les ARTICLE 191 et 191.1 de la Constitution qui sont celles d’organiser et de contrôler en toute indépendance, toutes les opérations électorales sur tout le territoire de la République jusqu’à la proclamation des résultats du scrutin et celle d’élaborer le Projet de Loi Electorale, il ne lui revient pas d’amender la constitution ou de faire choix des articles qu’il veut mettre en application.
En effet, le projet de loi électorale soumis au parlement et en attente d’être voté choisit ses articles de la constitution qu’il préfère.
Dans le chapitre des devoirs du citoyen il y en a un qui traite spécifiquement d’élections et de vote (ce qui est le sujet de ladite loi). Il est question du 52.1 c). Il fait obligation aux citoyens de voter aux élections. Pourtant il ne retient pas l’attention des législateurs, tandis que le 52.1. d) ne passe pas inaperçu. Ce dernier traite de l’obligation de payer ses taxes. Ces deux dispositions et d’autres font parti des devoirs du Citoyen. Ce qui sous entend que ne sont citoyens que ceux qui remplissent ses devoirs et obligations.
De quel droit le CEP applique t’il une disposition et pas une autre ?
Je note aussi que le CEP viole sa propre loi qui dit viser l’universalité des citoyens. Or, beaucoup de citoyens détenteurs de leur carte électorale ne seront pas autorisés à voter parce qu’absent du territoire le jour du vote. On note aussi qu’aucune prévision n’est faite pour les haïtiens vivant en terres étrangères. Ce qui est aussi contraire a son objectif de non discrimination.
Nominations illegales
Après que le Juge Cantave ait violé de façon répétitive la Constitution en se maintenant au pouvoir au delà de son terme et de son âge, nous souhaitions voir présidents de la république et de la Cour de Cassation respecter enfin la Constitution qu’ils ont juré de respecter. Hélas, ce n’est pas connaître les valeurs morales de nos hommes au pouvoir, dans les médias et dans le grand public. On s’en fou !
Article 5 du décret relatif a l’organisation judiciaire du 22 aout 1995 stipule
Les membres du corps judiciaires et les officiers ministériels sont soumis à l’obligation de prêter serment avant leur entrée en fonction.
La formule du serment est ainsi conçue :
Pour les juges et les officiers des Parquets :
«Je jure d’observer la Constitution, d’appliquer, dans l’exercice de mes fonctions, les lois en vigueur, d’aider à la distribution d’une saine et impartiale justice et de me conduire, en tout, comme un digne et loyal magistrat».
La Constitution 87 amendée édicte la voie à suivre pour nommer les juges en Cassation :
ARTICLE 97:
En addition aux responsabilitésqui sont inhérentes en tant que branche du Pouvoir législatif, le Sénat exerce les attributions suivantes:
1) proposer à l’Exécutif la liste des juges de la Cour de Cassation selon les prescriptions de la
Constitution;
ARTICLE 175:
Les juges de la Cour de Cassation sont nommés par le Président de la République sur une liste de
trois (3) personnes par siège soumise par le Sénat. Ceux des cours d’appel et des tribunaux de
première instance le sont sur une liste soumise par l’Assemblée départementale concernée; les
juges de paix sur une liste préparée par les Assemblées communales.
Que nous sachions ces dispositions n’ont pas été respectées. Rien ne devrait nous étonner quand le Chef de l’Etat n’est autre que celui indicé suite au rapport de l’UCREF et maintenant cité dans le rapport de la Cour des comptes dans le dossier Petro Caribe.
Who cares ?
JCR
Mise en garde
Une mise en garde est de mise. Si effectivement il y a démission du Pouvoir, ce soir ou après. Cette démission sera suivie de réjouissance populaire comme au départ des Duvalier. Cette « réjouissance » populaire peut causer encore plus de dommages que les démonstrations d’opposition. Soyez prêts, a toute éventualité.