Communiquer par la presse télévisée

Puisque tous les documents sont falsifiables et qu’on ne sait plus ce qui est vraiment du gouvernement, il serait bon que toutes les communications officielles se fassent en tout premier lieu via la presse télévisée par un représentant autorisé suivie d’une publication dans le journal le Moniteur. Pour peu cette fausse nouvelle d’une hausse de prix à la pompe aurait pu avoir causé un autre 6-8 juillet. 

Ingérence nationale ou ingérence étrangère?

Les Forces Armées

Qu’est-ce qui est mieux : Une issue nationale ou une issue internationale? (Il est vraie qu’elle est toujours internationale) 

Dans tout pays où démocratie et république ne sont encore que de vains mots, les armées nationales jouent un rôle capital dans l’issue des crises politiques de ces pays.  

Certains, à l’instar d’Aristide ont préféré détruire leur Armée au profit d’Armées étrangères pour avoir aidé ou institué un coup d’état. Dites moi donc ce qui est plus digne : l’ingérence de militaires étrangers ou l’ingérence de militaires nationaux?

Au Venezuela aujourd’hui opposants nationaux et internationaux appellent l‘Armée Vénézuélienne a la sédition. Ils l’incitent à se soulever en support de leur coup d’Etat. Et si elle le faisait ses commandants deviendraient des héros nationaux. 

Dans notre cas ils ont été bannis par l’intervention de forces étrangères. 

Vous me direz.

La 3ème voie

M. Boulos sur Magik9 a fait part de sa proposition de sortie de crise. Il l’intitule la 3ème voie. J’appuis cette voie avec quelques réserves. 

Les points forts de cette voie :

Une assemblée constituante devant décider d’une nouvelle constitution 

Une conférence nationale devant élaborer un programme de développement sur le long terme

Une transition devant garantir la réalisation de ces deux éléments essentiels à la 3ème voie.

Les points faibles

Le maintien des pouvoirs étatiques dans leurs présentes compositions durant la transition. Ceci posera des problèmes insurmontables. 

Commençons par le chef de l’état.  Qui pourra l’obliger à rester dans les limites de  ses attributions constitutionnelles? Il vous sortira l’article 136. Qui tranchera les contradictions?

Comment combattre la corruption quand les grands corrupteurs resteront en place? Qui fera exécuter les mandats judiciaires? L’affaire Leonard est un exemple. 

Qui mettra fin à la contrebande et arrêtera les contrebandiers et complices?

Quand au Parlement, ce n’est pas seulement leur pouvoir de destitution d’un premier ministre ou du gouvernement qui gène. Le Parlement est source de corruption et de machinations politiques. Qui pourra leur retirer leurs avantages et privilèges tant qu’ils seront encore en fonction?

M. Boulos a fait un bel exposé de la situation sociale, politique et économique du pays. Il possède les dossiers et a ce patriotisme débordant qui montre qu’il recherche sincèrement une solution aux crises que traverse Haïti. 

Ce patriotisme ne suffit pas pour combattre les forces antipatriotiques, nationales et internationales en présence. Ce qui manque à sa 3ème voie est la force contraignante pour l’imposer. A cela, il n’offre aucune proposition.

Quand commence le mandat du Président?

Au regard de l’article 134.2 alinéa 2 de la Constitution de 87 amendée, qui peut nous dire quand a commencé le quinquennat du Président Moise?

En voici la teneur : Le président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection.

La validation du scrutin a eu lieu fin décembre 2016 et La publication officielle a été faite le 3 janvier 2017 donc le mandat est censé avoir commence le 7 février 2016 qui est l’année de l’élection. 

Ci joint copie de cette publication

Analyse du Pace de Gouvernabilité

Proposition de Pacte de gouvernabilité

Sont-ils sérieux?

Prenant pour base la situation catastrophique et désastreuse qu’énumère le document, le président, cherchant à sauver son mandat, a chargé le premier ministre d’établir un dialogue national entre Haïtiens pour aboutir à une sortie de crise par une entente nationale sur des violations constitutionnelles. 

Ce document publié en décembre 2018, mais dont copie ne m’est parvenue que récemment, démontre l’irréalisme et le manque de sérieux de ses auteurs et les violations répétées de la Constitution. Le Président, suite aux récents évènements, décrié et chahuté partout, avait pourtant dit être à l’écoute des revendications et protestations populaires, ce qui l’amène àconsidérer des solutions extra constitutionnelles.

Rien dans ce document ne semble répondre à ces demandes. Que d’apaiser la clameur publique, il jette de l’huile sur le feu. 

Faisons-en une brève analyse.

Les parties prenantes? Il ne faut pas, à l’instar de la Commission sur les amendements constitutionnels, simplement dire que des secteurs représentatifs ont participé à des rencontres avec le premier ministre.  Quelles sont ces parties prenantes, qui les représentait? Quelles furent les dates de ces réunions? Où se sont-elles tenues? L’une des revendications populaires est plus de transparence dans la gestion qui se fait au nom du peuple. Ce début n’inspire aucune confiance. 

Les intervenants (?) se donnent 3 ans pour finaliser ce dialogue. Est-ce une façon d’assurer que le mandat du président sera respecté? S’il faut 3 ans pour aboutir à une entente, il n’y a donc aucune urgence, il n’y a pas de crise. Est-ce aussi une façon d’engager le prochain gouvernement à exécuter un programme que le président actuel n’a pas pu exécuter durant son mandat?

Ce pacte de gouvernabilité espère résoudre la crise par la mise en place d’une fraude constitutionnelle.  

La seule façon d’engager le peuple dans une solution extra constitutionnelle est de lui redonner son pouvoir constituant. 

S’il faut que le peuple soit complice de violations constitutionnelles, il ne peut le faire que s’il redevient souverain. Ceci ne peut se faire qu’à travers la tenue d’une conférence nationale SOUVERAINE.  C’est à dire que ses décisions sont imposables à tous. Aucun sujet ne peut être tabou. Tout doit être sur la table:  mandat, programme, composition du gouvernement etc.

On ne saurait inviter le peuple à être complice de violations pour sauver un gouvernement impopulaire et décrié sans lui redonner ces pouvoirs.

Vouloir former un gouvernement d’ouverture (n’est-il pas déjà ouvert?) par le pouvoir actuel, n’est-ce pas se moquer du monde? N’est-ce pas le pouvoir actuel qui est si décrié qu’une solution extra constitutionnelle est considérée? Peut-on laisser à l’actuel gouvernement la responsabilité de se remplacer lui-même? Allez comprendre!

Toutes les propositions mentionnées dans ce document sont anticonstitutionnelles ou révèlent la faiblesse de l’actuel administration et son incapacité à accomplir ses responsabilités constitutionnelles.  Qu’il s’agisse du Conseil Electoral qui se doit d’être permanent et pour lequel le Sénat a déjà suivi les exigences constitutionnelles. Que ce soit dans ses aspects sociaux et économiques, dans sa soi-disant lutte contre le gaspillage et l’impunité, ou dans son inaction relative au procès Petro Caribe.

L’aide et la collaboration de la société ne peuvent se faire que sur la base de patriotisme et pour les beaux yeux du gouvernement. Le président actuel doit être prêt à faire des concessions dans le domaine du pouvoir. Il doit accepter de risquer son mandat en le mettant en jeu et en acceptant les décisions d’une assemblée souveraine sur tous les domaines.  Une transition est possible sous l’égide du Chef d’État, moyennant que tout soit mis sur la table excepté, peut-être, la durée de son mandat. Rien d’autre. 

La Justice doit être une pour tous.

Nous suivons avons intérêt et satisfaction le dossier de Gordon Orelus. La Justice doit être une pour tous. Nul citoyen ne devrait être au dessus de la loi et des griffes de la Justice. Serait-ce que des relations amicales avec le Chef de l’Etat soient plus puissantes que d’avoir été un haut responsable de la Police? Qu’est-ce qui fait qu’un Yves Leonard puisse défier la Justice?

La Justice doit demeurer une pour tous.  

Appel a des leaders

Nous aurons dit-on des élections en octobre 2019 pour le tiers du Senat et des Députés. Ne serait-ce pas magnifique, si elles doivent avoir lieu, d’avoir des membres du calibre de Lumarque, Boulos, Vorbe, Renois, Benoit au Pouvoir Législatif? Qu’ils ne m’éprennent mon invitation elle n’est preuve que d’admiration. Je pense qu’ils peuvent redonner une raison d’être à ce parlement et s’en servir comme tremplin pour les élections présidentielles de 2021. Nous devons relever le niveau de nos institutions et le Parlement serait un bon début. 

Un camouflet au PM

Le Président fait essuyer un camouflet à son premier Ministre. 

Comment réagira le Premier Ministre à cet affront public? Nous le saurons bientôt. 

Le Président veut tout le monde autour de la table. 

Le Premier Ministre dit avoir rencontré tout le monde. 

Et pourtant le résultat ne satisfait pas au Président. 

L’échec est de taille! 

Mais pourquoi? 

Simplement parce que les absents ont jugé que cela ne valait pas la peine de venir bavarder. 

C’est de quoi il était question, une causerie. Comme si il n’y avait pas de crise. 

Indiquez moi dans ce document intitulé Pacte de Gouvernabilité une seule concession, un sacrifice, une seule preuve que le président ait compris la gravité de la situation. Indiquez moi une offre que le Président ait accepté de faire pour voir tout ces absents dans une Conférence Nationale? 

L’appel avait été pour une Conférence Nationale Souveraine au cour de laquelle toutes les questions seraient sur table, sans aucun tabou. 

Dites moi un accord, un « chita bo tab », un forum qui ait jamais donné de résultat? Ils ne donneront jamais de résultats tant que les décisions qui en sortiront ne soient contraignantes pour tous.

Hélas, ce Pace de Gouvernabilité peut se résumer ainsi : le gouvernement demande aux participants d’être complices dans ses violations de la Constitution. C kom si ou ta mande on moun edew volè. 

Une solution a été faite au Président d’accepter de gérer la transition que déciderait la conférence. C’est déjà énorme!

Si vous n’avez pas le courage de faire ce que demande la constitution, dans le domaine des institutions, dans la lutte contre la corruption et l’impunité permettez que la transition les fasse. 

C’est le moindre que vous devriez faire pour avoir une participation importante et représentative de la société dans cette Conférence Nationale Souveraine. 

Votre proposition de Pacte de Gouvernabilité confirme que vous n’avez jamais été à l’écoute du peuple. C’est encore votre façon de faire Point Barre que vous avez chosi. Alors, bonne chance tout seul. 

Quel future pour le PM?

Les opinions fusent de toute part sur ce que devrais faire le Premier Ministre face à l’affront qui lui a été fait publiquement par un comportement inacceptable du Président.

Si j’étais Jean Henri Ceant je m’armerais de courage et assumerais mon rôle de Premier Ministre et cesserais d’être le valet du Président. Puisque la responsabilité m’a été confiée d’organiser une Conférence, je ne ferais pas moins que cela. Je convoquerais à une Conférence Nationale Souveraine comme le veut la grande majorité des citoyens. 

Les cartes seraient mises sur table, les réactions présidentielles connues de tous et il serait seul a en porter les conséquences. 

Le Premier Ministre peut commencer à jouer son vrai rôle ou à continuer a être le valet du Président et a en souffrir les affronts.

When is intervention justified?

I am confronted with quite a dilemma: When is the help of the international community in the internal affairs of a country justified. This problem really keeps me awake.

When is the intervention honestly in favor of the affected population and when is it only a cover-up in the interest of the intervening members of the international community?

Venezuela like most democracies has 3 equal branches of government. An Executive, a Legislative and a Judiciary. As it stands it is a 2 v 1 confrontation. It also has a stabilizing force that is the armed forces. It has supported and prevented previous coups. It also has an Electoral Institution, generally well respected in Latin America, which has elected members of the opposition in Parliament and reelected Maduro. Even if the opposition has grown in size, there is also a huge popular support to Maduro of the Judiciary and of the Armed Forces. 

So what to do? 

We will agree that U.S. Congress is against Trump, that a great majority of the people are against Trump that the most media are against Trump, is that justification enough for other countries to call the U.S. Armed forces to rise against the Elected President?

Imagine if the U.S. expels Russian diplomats and Russia says they are not going anywhere because we do not recognize the present government? 

This refusal by the U.S. is an excuse to intervene if the diplomats are mistreated in any way or form. 

Russia has already warned that it will not accept a military intervention. China has yet to take a position, but has invested a lot in Venezuela and may risk losing it all if there is a change in government. 

What to do?

We have caused Cuba to move to the Russian camp. We have caused Vietnam to move to the Chinese Camp. We have caused Venezuela to move to the Chinese and Russian camp. 

That is how smart we are.