Mon gambit est offrir la possibilité de mettre au rancart la constitution de 87 dans le but de gagner à l’échange.
Gary, je comprends ta préoccupation sur le temps de la transition. Mais la plus part des éléments constitutifs de la transition ne dépendent pas de nous et n’existent pas pour la plus part. Il n’est donc pas facile de chiffrer la durée de la transition. Il dépend aussi de la façon dont s’en ira l’actuel président?
Pour l’instant nous ne pouvons que prêcher dans le désert dans l’espoir que le vent de ce désert emporte nos suggestions vers d’autres oreilles.
Toutefois, je crois que l’exercice de réflexion vaut la chandelle.
Voilà des semaines que je dis à mes amis du Lambi que nous nous ferons prendre les culottes baissées une fois de plus. J’affirmais que nous verrions encore une transition et qu’il ne faudrait pas la rater. J’avais demandé que l’on commence à bâtir une liste de personnalités connues honnêtes et compétentes pour aider a la transition. Hélas, rien n’a été fait.
Tu comprendras que la tache est énorme et ne peut être le travail d’un homme mais d’une équipe d’hommes dévoués.
Le temps de la transition dépendra pour commencer avec le comportement de l’actuel Chef d’Etat.
Serait il prêt a coopérer que cela aiderait à réduire considérablement le temps de mise en branle. Hélas, il n’en donne aucun signe.
Rien ne peut se faire tant qu’il demeurera au pouvoir. L’allure de la transition dépendra des forces victorieuses et de leur vision de la transition.
Première considération.
La voie constitutionnelle version amendée
Le Président démissionne et le Premier Ministre accède à la première magistrature.
Ce premier ministre nomme un premier ministre de valeur qui l’aide à gagner la confiance et le support populaire et se maintiennent le temps nécessaire pour former un gouvernement de consensus.
Le nouveau gouvernement gagne la confiance du Parlement.
Les choses rentrent dans leur normalité et le mandat de Jovenel se poursuit miraculeusement jusqu’à terme. Dans l’intervalle les élections législatives d’octobre ont lieu avec un nouveau CEP et une nouvelle loi électorale.
Deuxième considération
La voie constitutionnelle version non amendée (Cette option comporte de graves conséquences. Que fait on par exemple du CSPJ crée par la version amendée? Quelle définition de citoyenneté accepterons nous?)
Cette version fait choix d’un membre de la Cour de Cassation pour combler la vacance présidentielle. (Qui fait le choix d’un membre qui ne serait pas le Président de la Cour? Et si le choisi décide de ne pas accepter. Cette situation c’est présentée avec Ertha qui était la dernière sur la liste des juges Il nous a fallu faire la tournée de tous les juges résidant dans la capitale)
Ce nouveau président en accord avec les présidents des chambres fait choix d’un Premier Ministre et avec son aide forme un gouvernement. Premier ministre, ministres et programme devront être ratifiés par les chambres.
Rien de concret ne peut se faire sans l’approbation des chambres. Et si la majorité encore solidaire au PHTK s’y oppose. Ceci pourrait trainer comme se fut le cas dans le passé. Ces retards peuvent causer que les élections législatives ne se fassent à temps. Nous serons alors confrontés à la caducité de la Chambre des députés et réduit à 2/3 du Sénat.
Le président gouvernera t-il par décret. Ce qui serait inconstitutionnel.
Troisième considération –regrettablement la seule qui satisferait aux desiderata populaires.
Les institutions sont emportées par un mouvement populaire
L’anarchie s’établira certainement, car le mouvement populaire actuel ne me paraît pas suffisamment structuré et hiérarchise pour mener a bien une transition? Ces membres se battront entre eux pour faire partie du gouvernement et de toute institutions qu’elle mettrait sur pied. Je peux me tromper ne les connaissant pas suffisamment.
Il leur faudrait considérer les étapes suivantes:
La formation d’un gouvernement de transition – de type collégiale ou de chef.
La formation d’un comite de salut public (Conseil d’état) devant encadrer le gouvernement de transition.
Principale objectif de ce gouvernement ne devrait pas être les élections à tout prix mais la création d’une Assemblée nationale souveraine qui devra en priorité décider des règles du jeu –nouvelle constitution ou amendements constitutionnels) qui préférablement seraient soumis a referendum populaire.
Cette assemblée étant souveraine décidera des taches prioritaires. Tout viendra après la nouvelle constitution ou amendements. On ne peut faire des élections sans savoir sous quel régime on est, sans avoir un conseil électoral crédible et une loi électorale supportée par les principaux acteurs.
Tu admettras qu’il n’y a rien de brillant a l’horizon. Nous ne pouvons qu’essayer de façon désintéressée à influencer les autres dans la bonne voie.