On y perd son latin et son grecque

On y perd son latin et son grecque!Qu’est-ce que le Core Group ne comprend pas à la cause de la crise et des turbulences qu’elle occasionne? Ne parle t-il aucune langue que nous haïtiens nous parlons?
Que vous preniez note? Simplement preniez note, des revendication exprimées le 7 février. Qu’en est-il du 8, du 9 du 10 février ? Qu’en est –il du 6-7-8 Juillet, du 17 Octobre, et du 18 Novembre. Vous n’étiez donc pas en Haïti? Que faut-il pour que vous compreniez que tant que Jovenel restera au pouvoir il y a aura d’autres actes aussi regrettables que ceux qui se sont passés en ces dates sus-citées et aujourd’hui encore? Mais qu’est-ce que vous ne comprenez pas? On en a marre de vos solutions toutes faites. Elections n’équivaut pas a démocratie ni en Haïti, ni chez vous avec les gilets jaunes ou en Angleterre avec ceux qui contestent le referendum du Brexit. Votre Macron critique l’ingérence de l’Italie dans les affaire Françaises, mais ce même Macron qui est dans l’impossibilité de résoudre sa crise des Gilets Jaunes, 13 samedis plus tard avec des millions de dollars de casse et des vies humaine et des handicappés à tout jamais, se croit en doit de nous faire la leçon. M. Macron vos 18% au premier tour sont les mêmes raisons des troubles sociaux que vous connaissez que nous avec notre élus avec 11% de légitimité. Sachez que votre soutien à Jovenel et le fait que vous n’ayez qu’une chose en tète : les futures élections, bidons à n’en plus finir, sont les principales causes de notre situation.
Au lieu de déjà de promouvoir les prochaines élections qui ne seront pas meilleurs que celles qui ont vu Jovenel arriver au pouvoir avec un pourcentage de participation et de légitimité beaucoup plus faible que celles de Maduro, que vous voulez sortir du pouvoir, vous devriez, au contraire, faire jouer votre influence sur Jovenel pour qu’il accepte de convoquer une Assemblée Nationale Souveraine afin qu’ensemble nous puissions trouver une solution durable à nos problèmes qui sont multiple et de tout ordre.
Election n’est pas égale à démocratie. Encouragez nous au contraire à prendre le temps nécessaire pour les organiser, en temps et lieux, après avoir redéfini les règles du jeu, après avoir révisé les lois électorales et des partis politiques, aprés avoir mis sur pied un Conseil Electoral Permanent avec sa loi organique, après avoir jeté les bases solides aux institutions que prévoiraient la prochaine constitution. Cessez de nous menez en bateau dans vos solutions prédéfinies qui ne peuvent pas s’appliquer à tous les pays.
Reconnaissez pour une fois n’avoir pas réussi avec vos méthodes et mettez vous à l’écoute du peuple.
Toute solution imposée sans sa participation connaitra le même sort. jcr 02/10/19

Analyse du projet de solution de crise du mouvement Debout


  1. Les Considérants : Si le président a failli a sa mission et viole la Constitution il convient de le mettre en accusation. N’avoir pas respecté ses promesses de développement n’a pas sa place dans un document pareille. Il conviendrait de préférence de citer les multiples violations de la Constitution, des lois et des arrêtés. 
  • recourir à la constitution de 87 non amendée ouvre la porte a toutes sortes de violations d’entrée de jeu. je ne suis pas contre un retour à la non amendée, n’ayant jamais été d’accord avec les amendements produits, mais on ne peut s’amuser à choisir quelques disposition et à laisser d’autres de coté. Par exemple que fera t-on du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire? Ou qu’elle définition de la nationalité retiendra t-on? Il y a eu trop de modifications misent en application pour les citer toutes. 
  • Je suis personnellement contre le recours d’un juge en Cassation pour prendre la tête du pouvoir politique.  Même si c’est la voie traditionnellement suivie, c’est impliquer le judiciaire dans la politique. C’est mettre à la tète du pouvoir politique un citoyen qui n’a peut être jamais fait de politique et qui ne devrait pas se mettre en politique. Quel recours aurions nous contre lui, si lui se mettait à violer la constitution et les lois. Si Boniface a joué son rôle, Ertha ne l’a pas fait elle s’est vite ralliée à l’international et mis de coté le Conseil d’Etat qui devait l’accompagner durant la transition.
  • Puisqu’il est question de convoquer une Assemblée Constituante, pour entre autres choses élaborer une nouvelle constitution, il conviendrait mieux qu’elle élabore elle-même les règles de jeu de ce gouvernement de transition. 
  • Concernant la Constituante et l’adoption d’un texte soumis par neuf techniciens ne retient pas mon approbation.  Je vois plutôt l’élaboration de ce texte par une assemblée délibérante et le texte soumis a référendum. 
  • Hors de question de faire ratifier ce texte des 9 techniciens par les chambres actuellement constituées. D’ailleurs comment peut on les dissoudre et ensuite les charger de voter le texte. Pas très clair.  Mais je maintiens, il est  totalement absurde de penser que les chambres dans leur présente composition puisse voter quoi que se soit de valide. De plus, ils sont aussi responsable de l’échec des pouvoirs que le président lui même. Il n’est pas juste de considérer le renvoi du président et pas des parlementaires.
  • Ce n’est pas au nouveau gouvernement, tire des trottoirs, d’élaborer une feuille de route, mais bien une assemblée qui devrait être souveraine. C’est  elle qui devra définir les nouvelles règles de jeux, définir un programme de développement sur le long terme, un pacte de gouvernabilité etc. Cessons de remettre ces taches si énormes, dans la conjoncture actuelle, à un homme, définissons les ensemble. 
  • Votre point 5 devrait être le principal objectif et non faire suite a tout ce qui est cité avant. 

En conclusion, si l’initiative est bonne, le texte mérite d’être revu. 

Jcr 02/10/19

La 3ème voie

M. Boulos sur Magik9 a fait part de sa proposition de sortie de crise. Il l’intitule la 3ème voie. J’appuis cette voie avec quelques réserves. 

Les points forts de cette voie :

Une assemblée constituante devant décider d’une nouvelle constitution 

Une conférence nationale devant élaborer un programme de développement sur le long terme

Une transition devant garantir la réalisation de ces deux éléments essentiels à la 3ème voie.

Les points faibles

Le maintien des pouvoirs étatiques dans leurs présentes compositions durant la transition. Ceci posera des problèmes insurmontables. 

Commençons par le chef de l’état.  Qui pourra l’obliger à rester dans les limites de  ses attributions constitutionnelles? Il vous sortira l’article 136. Qui tranchera les contradictions?

Comment combattre la corruption quand les grands corrupteurs resteront en place? Qui fera exécuter les mandats judiciaires? L’affaire Leonard est un exemple. 

Qui mettra fin à la contrebande et arrêtera les contrebandiers et complices?

Quand au Parlement, ce n’est pas seulement leur pouvoir de destitution d’un premier ministre ou du gouvernement qui gène. Le Parlement est source de corruption et de machinations politiques. Qui pourra leur retirer leurs avantages et privilèges tant qu’ils seront encore en fonction?

M. Boulos a fait un bel exposé de la situation sociale, politique et économique du pays. Il possède les dossiers et a ce patriotisme débordant qui montre qu’il recherche sincèrement une solution aux crises que traverse Haïti. 

Ce patriotisme ne suffit pas pour combattre les forces antipatriotiques, nationales et internationales en présence. Ce qui manque à sa 3ème voie est la force contraignante pour l’imposer. A cela, il n’offre aucune proposition.

Un camouflet au PM

Le Président fait essuyer un camouflet à son premier Ministre. 

Comment réagira le Premier Ministre à cet affront public? Nous le saurons bientôt. 

Le Président veut tout le monde autour de la table. 

Le Premier Ministre dit avoir rencontré tout le monde. 

Et pourtant le résultat ne satisfait pas au Président. 

L’échec est de taille! 

Mais pourquoi? 

Simplement parce que les absents ont jugé que cela ne valait pas la peine de venir bavarder. 

C’est de quoi il était question, une causerie. Comme si il n’y avait pas de crise. 

Indiquez moi dans ce document intitulé Pacte de Gouvernabilité une seule concession, un sacrifice, une seule preuve que le président ait compris la gravité de la situation. Indiquez moi une offre que le Président ait accepté de faire pour voir tout ces absents dans une Conférence Nationale? 

L’appel avait été pour une Conférence Nationale Souveraine au cour de laquelle toutes les questions seraient sur table, sans aucun tabou. 

Dites moi un accord, un « chita bo tab », un forum qui ait jamais donné de résultat? Ils ne donneront jamais de résultats tant que les décisions qui en sortiront ne soient contraignantes pour tous.

Hélas, ce Pace de Gouvernabilité peut se résumer ainsi : le gouvernement demande aux participants d’être complices dans ses violations de la Constitution. C kom si ou ta mande on moun edew volè. 

Une solution a été faite au Président d’accepter de gérer la transition que déciderait la conférence. C’est déjà énorme!

Si vous n’avez pas le courage de faire ce que demande la constitution, dans le domaine des institutions, dans la lutte contre la corruption et l’impunité permettez que la transition les fasse. 

C’est le moindre que vous devriez faire pour avoir une participation importante et représentative de la société dans cette Conférence Nationale Souveraine. 

Votre proposition de Pacte de Gouvernabilité confirme que vous n’avez jamais été à l’écoute du peuple. C’est encore votre façon de faire Point Barre que vous avez chosi. Alors, bonne chance tout seul. 

Quel future pour le PM?

Les opinions fusent de toute part sur ce que devrais faire le Premier Ministre face à l’affront qui lui a été fait publiquement par un comportement inacceptable du Président.

Si j’étais Jean Henri Ceant je m’armerais de courage et assumerais mon rôle de Premier Ministre et cesserais d’être le valet du Président. Puisque la responsabilité m’a été confiée d’organiser une Conférence, je ne ferais pas moins que cela. Je convoquerais à une Conférence Nationale Souveraine comme le veut la grande majorité des citoyens. 

Les cartes seraient mises sur table, les réactions présidentielles connues de tous et il serait seul a en porter les conséquences. 

Le Premier Ministre peut commencer à jouer son vrai rôle ou à continuer a être le valet du Président et a en souffrir les affronts.

Nécessité d’un accord national sur un projet de développement sur un long terme

Au tant, sinon plus que le Pacte de gouvernabilité, Il faut un accord national sur un projet de développement sur un long terme.

Seule une expression de souveraineté peut substituer au droit constitutionnel d’alternance. 

Ce droit à l’alternance remet souvent en cause les projets de développements initiés par des gouvernements précédents. Cela se comprend car les nouveaux élus, quand ils ne sont pas du parti précédemment au pouvoir, peuvent avoir des programmes de développement économique différents dont la réussite assurerait leur maintient au pouvoir. 

Ce projet à long terme, adopté souverainement par le peuple, devra être accompagné de lois et de mesures qui devront assurer sa mise en application jusqu’à son accomplissement par les gouvernements successifs. 

Les élections qui surviendront successivement porteront sur le choix de dirigeant plus a même de garantir le succès du programme national de développement. 

Les programmes des gouvernements qui succèderont à l’adoption du programme de développement sur le long terme porteront sur d’autres thèmes que sur le développement. Ce droit constitutionnel à l’alternance ne portera plus sur le développe­ment pour le temps qu’aura décidé souverainement la conférence. 

Matières à réflexion

Etienne Chouard (:https://fr.wikipedia.org/wiki/Étienne_Chouard)

En élisant, un électeur abandonne toute la souveraineté à un élu. A quelqu’un qui se croit un être supérieur, un sur homme. Quelqu’un qui va tout décider à sa place.  Ce faisant, nous acceptons d’être des incapables politiques. En mettant le bulletin dans l’urne, nous redevenons des enfants politiques; nous désignons quelqu’un pour tout décider à notre place.

C’est une erreur profonde de dire que «La démocratie c’est l’élection, l’élection c’est la démocratie. L’élection est anti démocratique. Election ce n’est pas le vote. Il ne faut pas confondre élire et voter. Elire, c’est renoncé à voter. Quand j’élis un candidat, je dis c’est toi qui va voter toutes les lois à ma place. Donc je ne voterai pas. Quand j’élis, je renonce à voter. »

« Une Constitution devrait être une protection. On devrait être protégé contre nos représentants, contre les abus de pouvoir de nos représentants. Or la constitution est une prison ce texte nous interdit de faire quoi que se soit contre nos représentants. Nos représentants font exactement tout ce qu’ils veulent et nous ne pouvons rien. La seule chose que nous pourrions faire c’est de ne pas les réélire. » 

« Mais en fait, quand vous direz, je ne vais pas réélire la crapule A vous allez a voir comme choix la crapule B et quand la crapule B vous aura insupporté après un nouveau mandat vous n’aurez comme choix qu’a revenir à la crapule A. En fait, se sont des faux choix qui sont dans l’élection. » 

« Voilà 200 ans que les élus ont pris le contrôle du processus constituant et ne veulent pas le lâcher. Et nous les laissons faire. Comme nous ne sommes pas entrainés à écrire une constitution on a peur de mal écrire on a peur de faire des bêtises donc on accepte d’élire l’assemblée constituante. »

« Les gilets jaunes expriment le ras de bol de la trahison, de l’exaspération des mensonges des politiciens et de cette injustice qui consiste à tout donner aux riches et tout retirer aux pauvres. Ils partent avec un apriori absolument hostile à la représentation.’

« Comment on les contrôle (les élus), comment on peut faire pour surveiller que quand ils négocient ils ne sont pas entrain de nous trahir. Comment on les révoque quand on constate qu’ils sont entrain de nous trahir?

On a besoin de représentants, mais on sait que c’est par la qu’on va être trahi. Comment avoir des représentants moins susceptibles de nous trahir. » 


Dans le vent d’une réforme constitutionnelle

Une Constitution se doit d’être une protection de ses citoyens. Elle devrait les protéger contre les abus de pouvoir de leurs représentants. Or telle que rédigée, notre présente constitution ne nous facilite aucune action contre eux.  Nos représentants font exactement tout ce qu’ils veulent et nous ne pouvons rien contre eux, sauf ne pas les réélire aux prochaines élections. On remplacera la crapule A avec de fortes chances d’élire la crapule B. Et la danse recommencera.

Tout system représentatif se fonde sur les élections certes, mais si en élisant un représentant le citoyen autorise celui ci a voter les lois a sa place, il ne devrait pas pour autant en perdre le contrôle.  Cet élu ne devrait pas se considéré un être supérieur,  un surhomme, un intouchable. 

C’est un fait, quand le nombre rend impossible les les discussions et les décisions, qu’on ait besoin de représentants. Mais on sait aussi que c’est par là qu’on va être trahi. Alors que faire pour s’en protéger?

Laquelle de ces méthodes vous paraît plus applicable en Haiti:

1- Le referendum révocatoire

2- Des mandats plus courts

3- Des poursuites judiciaires rendus plus faciles contre les élus.

Une troisieme revendication

Cet appel à la concertation, au dialogue, au « tet ansam » dans une Conférence Nationale est venu se greffer à ce désire des Petro Challengers de voir l’enquête PetroCaribe aboutir dans un procès équitable et juste. 

Mais ces appels mille fois lancés par des Haïtiens, la plupart de vrais patriotes, même s’ils sont entendus, ne seront jamais suivis d’effet pour une simple mais importante raison : la confiance en ceux qui pourraient, qui devraient les organiser n’existe plus. Le patriotisme ne va pas jusqu’à la folie : personne n’ira se jeter dans la gueule du loup?

Cet ainsi que devant ce constat, une troisième revendication aussi juste que logique prend corps : le Rache Manyok! Elle découle de cette réalité que certaines personnes visées par ce procès ou par des décisions d’une Conférence Nationale « souveraine » sont très influentes, sont encore au timon des affaires ou proches,très prochesde ceux qui détiennent le pouvoir. 

C’était se leurrer que de penser qu’il suffirait de faire appel au patriotisme de ceux visés par la démarche pour qu’ils se retirent paisiblement et se soumettent à la justice ou abandonnent de gré leurs avantages.  

La réalité les a vite rejoint nos instigateurs. Aucune manifestation pacifique, aucun discours aussi émouvant qu’il puisse être n’obtiendra que des criminels de toute sorte se rendent volontairement, pacifiquement aux justes revendications de citoyens qui ne disposent d’aucun moyen pour les y contraindre dans un contexte démocratique.

Est-ce pourquoi ces nobles mouvements, « Kote Kob Petro Caribe la » et Conférence Nationale, ont pris cette troisième dimension : le Rache Manyok!

Et la raison est simple : la seule force contraignante capable d’assurer cette sécurité réside dans un pouvoir réfractaire au changement. Il faut donc le changer. 

Le maintien du status quo ou un gouvernement de transition?

Monsieur Ceant,

Si vous devez aller vers un pacte de gouvernabilité, vers une sortie de crise conjointe, si vous affirmez que la population est fatiguée de la paralysie actuelle de l’économie, c’est que vous reconnaissez l’échec du pouvoir Tet Kale. Alors pourquoi devrions nous le maintenir? Deux ans sont un bon indicateur de ses capacités.

En effet deux voies sont possibles : le maintien du status quo ou un gouvernement de transition. 

En refusant toute discussion sur le renvoi du chef de l’Etat vous éliminer tout aussi bien cette Conférence Nationale Souveraine qui aurait pu, dans la paix, déboucher sur un gouvernement de transition, un nouveau pacte sociale, un programme national de développement sur plus d’un quinquennat, sur l’élaboration et la mise en place de lois d’accompagnement nécessaires au fonctionnement régulier des pouvoirs et surtout sur de nouvelles élections devant aboutir avec des élus d’un autre calibre. 

En maintenant le status quo, nous allons vivoter, nous continuerons à rafistoler, à racoler à tituber jusqu’à la fin des mandats des actuels élus, mais comme rien de radical n’aura été fait il restera de moins en moins d’institutions, d’entreprises, d’ordre et de paix.  La gangrène aura eu gain de cause. Nous verrons d’avantage d’incendies, de tueries, de gens brulés vifs, décapités, chaque quartier aura son maitre et ses tueurs, se rende d’une ville à l’autre sera impossible, la gourde atteindra les 100 gdes pour un dollar sinon plus. Le pays deviendra alors totalement ingouvernable et rien que par l’insalubrité tout à fait invivable. L’exode sera massive, mais vers quelle cote?