Cessons de rêver

Cessons de rêver

Sommes nous en démocratie? Non! Avons nous un dictateur au pouvoir? Oui! Est-ce le dictateur éclairé, populaire et habile qu’il nous faut? Non!

Sommes nous en pleine anarchie? Oui! Pouvons nous passer de cette anarchie à la démocratie? Non! Nous faut-il d’une transition? Oui! Cette transition devrait elle être menée en dehors du cadre constitutionnel? Oui! 

Ses règles du jeu devraient être celles qui s’appliquent à l’état d’urgence et à l’état de siège.

Il y a urgence à mettre en application cette transition qui est, pour moi, la seule façon de retourner en démocratie.

Le débat est ouvert : Pour ou contre?

3/5/19

Echec palpant

Devant ce nouvel échec palpant de cet appel à la mobilisation du 7 mars, certains se démarquent déjà. N’avais-je pas dit que vous n’étiez que des « Suiveux »? La population n’a pas besoin de votre appel à la mobilisation pour se mobiliser. Il le fait spontanément de rage, de désespoir, de fatigue, de son désir de participation, de son vouloir d’être entendu.  Le peuple français avec les Gilets Jaunes en fait de même. Vous pouvez payer quelques allumeurs de pneus, de quelques casseurs, mais vous ne contrôlez rien, mais rien d’autre que de petites bandes à pieds. Vous n’avez rien à voir avec les grandes manifestations de 8 jours à partir du 7 février.  Cependant vous êtes toujours prêts à vouloir faire croire que vous en êtes les grands décideurs les grands leaders. Hélas. 

Ne comprenez vous pas que vos échecs ne font que consolider le pouvoir de celui que nous ne voulons plus au pouvoir. Vous rendez vous compte de l’image de cohésion que vous donner? Faites place a d’autres!

Jcroy 3/7/19

Causerie de Ashley Laraque

M Laraque,

En premier lieu toutes mes excuses pour être parti a la cloche de bois sans dire mot avant la fin de votre causerie. J’ai pris des engagements avec ma femme pour une sortie photographique à 5am le lendemain matin et j’avais 1 :30 hr de route à faire pour retourner chez moi.

J’ai beaucoup apprécié votre causerie. Une sorte de motivation aux haïtiens de la diaspora à faire corps, à s’unir.  Uni nous sommes forts, seuls nous sommes faibles, dis-je constamment.

Hélas, vous l’avez vous même dit : les haïtiens de la diaspora ne sont pas différents des haïtiens restés au pays. L’union n’est pas chose facile. Yon rayi lot. Yon pè lot pran plas li. Tout moun vle chef. Peson pa vle ale amba yon lot. Tout moun vle ke se lot ki fe premi pas a. Enfin vous connaissez la rengaine. Vous la vivez avec les partis politiques en Haïti qui sont dans l’impossibilité de faire ce que vous aimeriez que la diaspora fasse. Ce qui de toute évidence devrait se faire ici comme en Haïti.  

Vous savez, ce que vous voudriez que la diaspora fasse, je pense que ce sont les partis politiques qui devraient le faire. 

Depuis le temps de  l’UCH, regroupement politique qui devait fusionner avec le Pampra et le Konakom pour donner la fusion des socio démocrates, je prêchais à Serge que les partis politiques devraient être des agents de développement et pas seulement les éducateurs politiques de leurs membres.  

Imaginez les retombés économiques de pareille initiative. Si pour avoir des membres les partis devaient, dans le concret et dans l’immédiat, et pas seulement après avoir conquis le pouvoir, créer des emplois et faire du développement tous les autres partis se verraient contrains de le faire; le grand bénéficiaire serait le  pays. 

Aucun parti politique ne peut vivre des cotisations de ses membres. C’est l’inverse qui se produit : les partis subventionnent les besoins quotidiens de « leurs membres ». Un parti devrait pouvoir subvenir à ses besoins en générant des revenus et non pas être à la solde de l’Etat (source inévitable de corruption). Vous avez critiquez l’un des participants d’avoir discrètement contribuer financièrement  à une œuvre sans avoir contribuer politiquement et socialement. Deux aspects crucialement importants aujourd’hui. Mais les partis politiques font de même en gérant des ONG. Ce sont les ONG qui sont connus et appréciées (quand elles le sont) et non les partis politiques. 

Je pense effectivement que vous pourriez jouer le rôle de liaison, de coordonateur, de facilitateur de plusieurs organisations de la diaspora. Ce serait peut être la façon de les unir.  Je crois que vous devriez aborder le sujet avec chacune des organisations de la diaspora. Vous seriez le « Merger negociator. » 

Ou alors, faites le à travers la Fusion. Là vous aurez moins de chance de réussir et vous connaissez les raisons. 

Dommage que, vous aussi, vous évitez de vous mouillez politiquement, en avançant tout de go que vous n’etes candidat a aucune fonction.  Moi aussi je ne le suis pas, mais pour des raisons constitutionnelles. 

Tant que les compétents  aurons peur de faire de la politique à visières levées rien ne changera. 

Priorisons la politique avant l’économie. Tant que nous n’aurons pas changé les responsables de ce pays avec des gens compétentes et honnêtes, rien ne changera.

Apres vous avoir entendu, je crois que vous êtes capable de les unir.  En attendant je vous invite à visiter la page du KODDDA sur facebook. 

JC. Roy

Membre fondateur du KODDDA et PVHP

Ancien Coordonateur General de l’UCH

Conflit qui aurait pu être

Conflit qui aurait pu être

Que se serait il passé si le Sénat, encore dans les temps de son interpellation, avait fait un vote de confiance au Premier Ministre alors que la Chambre des Députées, faisant fi de cette convocation et de la lettre du PM, lui infligeait son camouflet?

Il y aurait eu conflit, mais qui serait appelé à le trancher? La Constitution de 87 non amendée avait une commission de conciliation prévue aux articles 206 et suivants, mais ces articles ont été éliminés par nos illustres hommes de loi et renvoyés à un Conseil Constitutionnel qui n’a jamais vu le jour. C’est que nos législateurs sont plus occupés à faire de l’argent que de se soucier des affaires de la nation.

Dans 11 jours ce sera le 29 mars.  Ce ne sont pas les actuels tenants des pouvoirs qui s’en souviendront. 

Jcroy 3/18/19

VERS LA DISPARITION


Les parlementaires supporteurs du président Moise exposent au grand  jour la vraie raison de leur support : leurs avantages personnels. 

Le support à un régime qui aurait accompli des actes favorables au grand public serait à espérer et compréhensible. Mais ces supporteurs peuvent ils nous citer ce que ce régime a fait de positif en deux ans pour ce grand public ?

Les récents évènements semblent confirmer ce que j’avais prédit : le maintien de ce président verrait l’éclaboussement, l’annihilation, la ridiculisation de toutes nos institutions tant étatiques que civiles. 

Trois ans de plus de ce régime brusqueront la fin d’Haïti comme pays habitable, vivable. L’anarchie régnera. Le banditisme sera la loi du terrain. Les corrompus et corrupteurs se dévoreront l’un l’autre. Ce sera le pays de la terre brulée; peut être qu’alors une autre Haiti renaitra de ces cendres.

Jcr 03/18/19 »

Accusé levez vous

Accusé levez vous, Accusé levez vous, Accusé levez vous. 

L’accusé ne s’étant pas levé. Le tribunal politique condamne l’accusé à la destitution sans aucune forme de procès. Précédent regrettable. Bafouant toute procédure équitable de défense d’un accusé. Attention tout cracha tiré en haut doit obligatoirement retomber, attention qu’il ne vous retombe au visage.

Ce n’est pas parce que le Parlement est une assemblée politique qu’elle peut agir en dehors de toute norme. A quoi servent vos références à vos règlements internes quand vous vous écartez de toute décence, de toute moralité, de tout sens d’équité? 

C’est vrai que nous sommes en Haïti, le pays où tout est possible. Et par surcroit dans un domaine politique, le champ où l’irréel devient réalité. Mais est-ce normal? Est-ce acceptable que la chambre des députés aie tenue une séance d’interpellation in absentia et condamner l’accusé par contumace?

Ce haut lieu de débats qu’est le Parlement, qu’a t-il fait du débat contradictoire, qu’a t-il fait du droit à la défense?

Pourquoi aimons nous reculer au lieu d’avancer à chacune des opportunités qui nous est offerte? 

Jcroy 3/19/19

Rien que des zombis

Rien que des zombis

En Haiti, il faut croire qu’on éteint les radios et les télévisions, qu’on ne lit pas les journaux ou même les réseaux sociaux. On préfère ignorer ce qui se passe. On vit dans une bulle. Dans l’indifférence de ce qui se passe réellement. On dirait des zombis, aucune réaction quelque soit le crime, quelque soit les difficultés, on les accepte, on se résigne comme si c’était normal. 

Bon Dieu de bon Dieu que faire pour vous faire bouger, pour vous faire réagir, pour vous faire comprendre que ce ne devrait pas être ainsi, que vous avez encore le pouvoir de changer les choses. Que faire?

Faites de la politique!

Chère amie, il ne faut surtout pas faire ce que font beaucoup de nos amis, a savoir faire la politique de l’autruche. 

Effectivement, je vis en dehors d’Haïti, mais il me semble que je ressent plus pour ce pays que ceux qui y vivent. 

Avant de partir, j’ai bien fait 7 ans de militance active, très active. Et N’AI JAMAIS EU PEUR DE LE FAIRE!  

C’est a vous qui avez décidé de vivre en Haïti de prendre la releve, BIEN ENTENDU SI CE QUE VOUS VIVEZ EST INTOLERABLE, DEGRADANT, HONTEUX, INDIGNE. 

Les suppôts du pouvoir continuerons a jouir des avantages du pouvoir tant que cela dur. 

Comme conseil, je n’ai qu’un seul : participer à la politique de votre pays, soyez plus actif, protestez par tous les moyens pacifiques possibles, choisissez  un candidat/candidate de votre choix, donnez lui/elle tout le support que vous pouvez lui apporter.  Organisez des rencontres/débats, cherchez ensemble des solutions. Usez de vos influences dans vos sphères d’activités pour changer les choses. 

Le temps ne devrait plus être au plaisir, plage, restaurant, carnaval, etc.… 

Faites de la politique, ce n’est qu’ainsi que les choses changeront. Ne laisser pas l’espace politique aux autres. Réclamez vos droits, votre participation, C’EST VOTRE PAYS APRES TOUT, PARDON AVANT TOUT.

A defaut d’argument constitutionnel

A défaut d’arguments constitutionnels, les supporteurs de Guaido, dont fait partie Jovenel, avancent des arguments économiques, de mauvaise gestion et de manque de légitimité de Maduro du au faible taux de participation aux élections présidentielles. 

Au même titre, les haïtiens devraient faire appel à la sédition des Forces de Police pour renverser cette administration incompétente, qui mène le pays à la ruine et qui jouit encore moins de légitimité constitutionnelle que Guaido. 

Jovenel n’aura pas à se plaindre puisqu’il incite les forces vénézuéliennes à faire pareille.