Une troisieme revendication

Cet appel à la concertation, au dialogue, au « tet ansam » dans une Conférence Nationale est venu se greffer à ce désire des Petro Challengers de voir l’enquête PetroCaribe aboutir dans un procès équitable et juste. 

Mais ces appels mille fois lancés par des Haïtiens, la plupart de vrais patriotes, même s’ils sont entendus, ne seront jamais suivis d’effet pour une simple mais importante raison : la confiance en ceux qui pourraient, qui devraient les organiser n’existe plus. Le patriotisme ne va pas jusqu’à la folie : personne n’ira se jeter dans la gueule du loup?

Cet ainsi que devant ce constat, une troisième revendication aussi juste que logique prend corps : le Rache Manyok! Elle découle de cette réalité que certaines personnes visées par ce procès ou par des décisions d’une Conférence Nationale « souveraine » sont très influentes, sont encore au timon des affaires ou proches,très prochesde ceux qui détiennent le pouvoir. 

C’était se leurrer que de penser qu’il suffirait de faire appel au patriotisme de ceux visés par la démarche pour qu’ils se retirent paisiblement et se soumettent à la justice ou abandonnent de gré leurs avantages.  

La réalité les a vite rejoint nos instigateurs. Aucune manifestation pacifique, aucun discours aussi émouvant qu’il puisse être n’obtiendra que des criminels de toute sorte se rendent volontairement, pacifiquement aux justes revendications de citoyens qui ne disposent d’aucun moyen pour les y contraindre dans un contexte démocratique.

Est-ce pourquoi ces nobles mouvements, « Kote Kob Petro Caribe la » et Conférence Nationale, ont pris cette troisième dimension : le Rache Manyok!

Et la raison est simple : la seule force contraignante capable d’assurer cette sécurité réside dans un pouvoir réfractaire au changement. Il faut donc le changer. 

Ah! Les vœux pieux.

Il faut emprunter la voie du dialogue s’époumonent à demander nos paisibles citoyens. Mais constamment ils se font rouler dans de la farine. Discours après discours nos dirigeants les plus visés reprennent les mêmes appels au dialogue et au calme et font de nouvelles promesses. 

Tant que cela reste au niveau de la parole, ils diront tout ce que vous aimeriez entendre, façon de faire baisser la tension et de leur donner quelques mois de plus de sursis. Leur stratégie est de parvenir à épuiser l’opposition. Cette stratégie n’est pas mauvaise car tous les secteurs qui dépendent de la normalité se désolidariseront des opposants. Les appels aux grèves et manifestations ne feront plus recette dans l’immédiat. Mais la dégradation de la situation continuera et les manifs et protestations reprendront de plus belle. 

Nos paisibles patriotes devraient prendre un moment de réflexion et répondre à ces questions en toute sincérité. 

Si vous étiez visé parmi ceux qui ont grugé l’Etat et que vous étiez encore au pouvoir, accepteriez vous d’organiser un procès Petro Caribe?

Si vous jouissiez des avantages du pouvoir accepteriez vous pacifiquement d’abandonner ce pouvoir ?

Si vous étiez parmi ces parlementaires décriés accepteriez vous d’être renvoyé par une quelconque conférence nationale souveraine?

Si vous étiez invité à rejoindre le pouvoir, le feriez vous dans les présentes conditions ?

Si vous étiez intéressé à faire partie d’une Conférence Nationale souveraine, le feriez vous dans les présentes conditions ?

Si vous êtes encore optimiste après ces quelques réflexions, alors dites nous donc comment faire. Mais faites vite. 


Quels sont donc vos principes?

Ces opposants à tout renversement du gouvernement—ADIH, CCIHC, CCI — dans le but, disent ils, de sauvegarder la démocratie, n’étaient ils pas en première ligne avec les 184 pour le renvoi d’Aristide avant terme ? 

Serait-ce qu’alors vos intérêts étaient menacés et qu’aujourd’hui vous les sentez à nouveau menacés par un éventuel retour des lavalassiens et consorts?  C’est vous qui leur avez laissé tout l’espace politique. Ce n’est donc pas sur les principes que reposent vos actions, mais sur vos intérêts à courtes vues. 

Selon ces mêmes principes de démocratie qui reposent sur des élections, sur l’alternance et sur les contre pouvoirs, ou étiez vous donc, core groupe inclus, quand en 5 ans Martelly refusa de faire des élections législatives ou locales et causa la fermeture du parlement devenu totalement dysfonctionnel? 

C’est qu’encore une fois, Martelly protégeait vos intérêts et le parlement gênait aux encoignures. La seule intervention de l’ambassadrice américaine d’alors était de prier dieu que Martelly ne se mit pas à diriger par décret. Ce qu’il fit. 

Quels sont donc vos principes? 

En fait, selon vous, core groupe inclus, la seule autorité, le seul mandat qui vaille est celui du président. Or même celui de Martelly, quand la situation devint intenable, vous avez accepté qu’il soit écourté. Mais aujourd’hui, pas question de considérer  cette même disposition constitutionnelle à Jovenel—la démission avant fin de mandat.

Voilà pourquoi vous êtes si décriés. Vous n’appliquez et ne respectez que les soit disant principes qui vous protègent. Avec votre vision « myopiste » de la réalité vous risquez de payer beaucoup plus cher. 

Le maintien du status quo ou un gouvernement de transition?

Monsieur Ceant,

Si vous devez aller vers un pacte de gouvernabilité, vers une sortie de crise conjointe, si vous affirmez que la population est fatiguée de la paralysie actuelle de l’économie, c’est que vous reconnaissez l’échec du pouvoir Tet Kale. Alors pourquoi devrions nous le maintenir? Deux ans sont un bon indicateur de ses capacités.

En effet deux voies sont possibles : le maintien du status quo ou un gouvernement de transition. 

En refusant toute discussion sur le renvoi du chef de l’Etat vous éliminer tout aussi bien cette Conférence Nationale Souveraine qui aurait pu, dans la paix, déboucher sur un gouvernement de transition, un nouveau pacte sociale, un programme national de développement sur plus d’un quinquennat, sur l’élaboration et la mise en place de lois d’accompagnement nécessaires au fonctionnement régulier des pouvoirs et surtout sur de nouvelles élections devant aboutir avec des élus d’un autre calibre. 

En maintenant le status quo, nous allons vivoter, nous continuerons à rafistoler, à racoler à tituber jusqu’à la fin des mandats des actuels élus, mais comme rien de radical n’aura été fait il restera de moins en moins d’institutions, d’entreprises, d’ordre et de paix.  La gangrène aura eu gain de cause. Nous verrons d’avantage d’incendies, de tueries, de gens brulés vifs, décapités, chaque quartier aura son maitre et ses tueurs, se rende d’une ville à l’autre sera impossible, la gourde atteindra les 100 gdes pour un dollar sinon plus. Le pays deviendra alors totalement ingouvernable et rien que par l’insalubrité tout à fait invivable. L’exode sera massive, mais vers quelle cote?

Le DGPNH est il a la hauteur de sa tache?

Dans toute institution il existe une hiérarchie. Et la responsabilité de toute action, bonne ou mauvaise, s’arrête avec le chef. Il en est de même dans notre corps de police. Les connaissances militaires ou policières ne s’improvisent pas. On les obtient par la formation académique et par l’expérience. Cette autorité ne peut donc être donnée à n’importe qui. 

L’autorité du commandant doit être absolue. Les ordres se donnent et ne se négocient pas. Les ordres suivent une hiérarchie bien établie et doivent être respectées par tout subalterne.  Il ne peut y avoir ordre du commandant et contre ordre par une quelconque autre autorité sans conséquence grave, très grave pour l’institution et la société. 

Est-ce pourquoi la constitution interdit formellement que le chef de l’Etat ne commande ces forces en personne. La responsabilité du commandement est investie en la personne du commandant de police dont le choix a été fait par le président et ratifié par le Sénat. Pour mettre ce dernier à l’abri de pressions politiques, il jouit d’un mandat de 3 ans durant lequel il ne peut être révoqué, sauf faute grave ou abus de pouvoir par le Chef de l’Etat.

Mais cela ne le met pas à l’abri de la corruption. Quand les avantages financiers, économiques, sociaux, politiques attachés à la fonction deviennent si importants, le commandant peut ne pas pouvoir résister. Il succombe. Il ne constitue alors plus un contre pouvoir important à la démocratie mais peut au contraire devenir complice d’actes inconstitutionnels.  

De toute évidence, cela fait longtemps que DG Gédéon a perdu le contrôle effectif du commandement de la Police Nationale. Tous les récents incidents l’indiquent clairement. Pour moi, ceci est devenu évident à partir de Thiotte où des policiers ont préféré s’enfuir en jetant leurs armes et en laissant bruler leurs 2 véhicules devant une foule qui protestait leur présence. Le comble de l’absurde, ils ont été félicités par le haut commandement et non réprimandés et sanctionnés comme cela se devrait. N’avais-je pas prédit que cela ferait tache d’huile. Depuis, combien de ces situations se sont répétées? 

Quelle est la cause de cette perte d’autorité? Provient il du recrutement? Qui sont ces hommes et femmes que nous recrutons? Que sait-on d’eux?  Sont-ils de simples individus cherchant du travail? Ont ils ce désire fervent de servir? Aspirent ils à voir l’ordre, la discipline et le respect de l’autorité rétablis en Haiti? 

Provient il de l’entrainement. Cet entrainement se limite–t-il au maniement des armes et à la condition physique de nos policiers? La morale, l’éthique l’obéissance l’esprit de corps, l’entre aide leur sont ils enseignés. Se sert–on de cette période d’entrainement pour épurer les mauvais éléments? Le nombre toujours croissant et les équipements toujours plus sophistiqués ne suffisent pas. L’élément humain demeure le plus important de l’équation. 

Il faut ajouter que la fonction et la formation des policiers ne répondent pas au standard de la réalité sociopolitique et culturelle des haïtiens. La formation des policiers est basé à 80 pour 100 sur une police de proximité, dont le rôle n’est pas de faire de la répression, mais de rappeler et d’expliquer la règle,  en lieu et place d’une police antiémeute dont le rôle est de contenir la violence des foules lors  de  manifestations, révoltes ou d’émeutes. Il faut aussi une Police de renseignement et d’investigation criminelle.

Provient il d’une faiblesse de caractère du commandant lui même. Est-il soucieux d’un éventuel renouvellement de mandat? Il ne devrait pas. Il devrait se contenter de faire son travail. Seuls les résultats assureront son renouvellement ou pas. Ne sachant rien du personnage je ne saurais me prononcer sur ces qualités. Qu’elles qu’en soient la ou les causes, le résultat est catastrophique. L’ordre, la paix et la sécurité des vies et des biens ne s’améliorent pas, tout au contraire. Le manque de fermeté devant la présence de mercenaires à son insu au sein des forces qu’il devrait commander, le refus de discipliner ses hommes, le manque de support aux policiers en difficulté, le manque de lucidité dans son jugement de vouloir ajouter aux responsabilités de la police la protection des frontières quand il n’a pas les moyens de sécurisés les principales villes et commissariats. 

Je reviens avec la nécessitée d’une Armée et du service militaire et civique obligatoire. Cet embryon d’Armée aurait pour principale mission de former nos jeunes, de leur inculquer le sens du devoir, du service public, de la discipline, du respect de la vie humaine, de l’autorité, du savoir vivre ensemble, et d’être en réserve pour tout cas d’urgence. 

« Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es »

Quelle est la responsabilité de nos hommes politiques qui s’affichent ou se sont affichés avec des criminels?

Dans un pays où l’information sur nos hommes politiques est très limitée leurs fréquentations, leurs relations sociales sont d’extrême importance.

Nos leaders politiques ont pour devoir de connaître les gens avec qui ils s’acoquinent. Car leurs relations peuvent influencer l’élection d’un criminel ou mettre ce dernier à l’abri de poursuite.


L’Elu est tout autre que le candidat

Macron : « Si vous ne voulez pas de moi, pourquoi avez-vous tous voté pour moi ? »

Nous ne savons pas encore quelle sera la suite en France, mais aucun ambassadeur ou représentant d’organisation ne se sont permis de dire au français : le mandat du président ne peut être raccourci. 

L’homme au pouvoir peut, même dans les meilleurs cas, se révéler être totalement diffèrent du candidat en campagne. 

Que doivent faire les électeurs qui ont été trompés? 
N’est-ce pas exonérer le coupable et punir les innocents que de le maintenir?

La France et Haïti se trouvent dans cette situation. Voyez les statistiques. Si les français peuvent remettre en cause un élu qui avait 43.59% de légitimité, comment contester le droit des haïtiens de contester un élu n’ayant eu que 10.06% de légitimité.

Statistiques :

France électorat en 2017 : 47, 582,183

Votants au 2ème tour : 35,467,327

Pourcentage de participation : 74.56%

Macron : 2ndtour : 20,743,128

Pourcentage des votes : 66.10%

Pourcentage de légitimité : 43.59%

Dernier sondage de popularité de Macron décembre 2018 : 23%

Haïti Electorat en 2015 : 5,871,450

Votants :1,062,839

Pourtage de participation : 18.10%

Jovenel : 590,927

Pourcentage des votes : 55.60%

Pourcentage de légitimité : 10.06%

Pourquoi la démission du Président est elle si impensable?

Les divorces, les séparations, les faillites, les fermetures se font tous les jours. Pourquoi seule la faillite de la présidence n’est pas acceptable? 

De même les démissions, les révocations ont lieu tous les jours dans toutes les administrations civiles ou politiques. Pourquoi la démission du Président est elle si impensable. 

Ne parlons pas de la durée des mandats. Ils sont prorogés ou terminés au gré des intérêts du Président, i.e. prorogation du mandat du président de la Cour de Cassation et révocation du contrat du directeur de l’UCREF, pour ne mentionner que ceux la.

Le Parlement ne représente plus la volonté Générale

Nous ne sommes pas parvenus 32 ans après le référendum constitutionnel de 87 à réaliser les souhaits des constituants et la volonté populaire de favoriser le pouvoir législatif sur l’Exécutif dans le but de réduire la traditionnelle dominance de ce dernier. Les exécutifs qui se sont succédés depuis, en faisant fi des dispositions constitutionnelles et en usant de la corruption comme principale arme, ont retenu tous les pouvoirs dont ont disposé tous nos dictateurs civils ou militaires.  Qu’on me cite, DANS LES FAITS, un pouvoir dont ne dispose le Président depuis cette constitution.

Graduellement et principalement à cause de l’incompétence de nos parlementaires, le parlement ne représente plus la volonté générale. Nos parlementaires ont abdiqué. En se faisant complices de cette notion que le président est le seul élu au suffrage universel par l’ensemble des électeurs, ils acceptent qu’il prime au dessus des autres représentants. Ils acceptent de n’être autre que des assistants de ce dernier à l’instar de ce qu’ils étaient sous l’égide de la constitution de 1935. 

Cette disposition de la 87 selon laquelle le peuple délègue la souveraineté au trois pouvoirs n’est qu’une fiction. Tous nos exécutifs, jouissant de la complicité de nos parlementaires, ont maintenu la dominance de l’Exécutif sur ceux qui traditionnellement, théoriquement et académiquement représentent la volonté générale. Ne sont-ils pas les seuls capables de faire des lois? Les lois ne sont-elles pas l’expression de la volonté générale?

Toute cette introduction pour en venir à une question rhétorique : A qui revient il, devant cette réalité que nous vivons, de proposer et de faire adopter les amendements constitutionnels? Qu’on ne me parle pas des dispositions constitutionnelles, elles n’ont jamais été respectées quand il fut question d’appliquer des dispositions qui limitent le pouvoir du président.  Ce sera une gymnastique purement symbolique et hypocrite que de les faire voter par ces Chambres.  La question est : Accepteriez vous que le président décide des amendements? Il y a t-il vraiment une différence de les faire approuver par l’Assemblée Nationale?

Les défenseurs du présidentialisme voudraient remplacer le premier ministre par un vice-président. Ils responsabilisent nos échecs de 32 ans à ce seul « déséquilibre (?) ». Ils accusent la coresponsabilité de l’Exécutif d’en être la principale cause. Vraiment, en quoi donc? Vous me direz qu’il suffise d’avoir un vice-président pour que le népotisme, le favoritisme, les abus de pouvoir pratiqués ouvertement par nos présidents disparaissent. Allons donc! En quoi les premiers ministres, dans les faits, ont-ils jamais gêné les actions de nos présidents? Les rares premiers ministres dont les violons ne s’accordaient pas avec les présidents, n’ont-ils pas préféré démissionner ?

Cette option de remplacer le premier ministre par un vice-président n’a jamais été soumise à la population.  Qui sait vraiment qu’elle est l’opinion de la majorité? Nous n’avons aucun service de sondages d’opinion. Ceux-ci n’existent qu’en périodes électorales et valent ce qu’ils valent. Mais, faites vos propres sondages sur les groupes dont vous êtes membres. Vous vous rendrez vite compte que les citoyens ne veulent pas donner cette prérogative à nos actuels détenteurs des pouvoirs. 

Cette prérogative doit revenir au peuple après que les propositions d’amendement aient été débattues au grand jour dans une Assemblée Nationale Souveraine. 

Tout autre façon de faire ne saura garantir la paix. 

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Le Mal Haitien

Le mal Haïtien est la présidence et le rôle qu’on lui attribue. 

Haïti souffre terriblement de ce mal. Ce mal qui réside en tout nouvel élu de vouloir être le « Chef Absolu » en dépit de toute contrainte constitutionnelle. Qui pi est nous, citoyens, nous l’encourageons à le devenir. 

Cette attitude trouve sa justification dans la façon dont nous élisons nos présidents depuis 57. 

Elu au suffrage universel le président est placé au dessus des lois et de la constitution. Le raisonnement avancé est que le pouvoir émane du peuple or le peuple vient de déléguer ce pouvoir à un homme. Le peuple ne comprend pas que le vote pour un document, qui a eu lieu il y a de cela plus de 30 ans, et auquel la grande majorité n’aurait pas participé puisque trop jeune ou pas encore né, puisse avoir plus de valeur que ce vote qu’il vient de faire pour un homme en chair et en os. Aussi le place-il, ce nouvel élu, qui ne demande pas mieux, au dessus des lois et de la Constitution. 

Favorisons nous un system qui placerait l’homme au dessus des lois?

Dans l’affirmative laissons de coté constitution et lois et permettons au nouvel élu, sous l’égide de la nouvelle constitution ou des amendements à venir, de faire celles qu’il juge nécessaires pour mener à bien son programme.

Dans le cas contraire, nous devons trouver une façon de mettre fin à cette perception d’homme au dessus des lois. 

Le PVHP (Parti Virtuel des Haïtiens Progressistes) dans sa proposition de sortie de crise a suggéré de revenir à l’élection au second degré mais innove en suggérant de faire élire le président par la Chambre des Députes et le Premier Ministre par le Sénat. 

Cette façon de faire a un double objectif. Il élimine cette perception qui découle du suffrage universel et fait des égaux entre président et premier ministre. Dorénavant, ces pourvoirs émaneraient des chambres, le Président par les députés et le Premier Ministre par le Sénat. Ces legislateurs étant eux mêmes directement élus par le peuple. 

Dans ce cas l’un ne dépendrait pas de l’autre mais bien des chambres qui veilleraient soigneusement à ce qu’ils se cantonnent dans leur fonction respective. 

Nous devons mettre fin à cette perception erronée du pouvoir qui découle du suffrage universel afin d’éviter tout abus de pouvoir d’un président qui se croit au dessus des lois.