Des Suggestions Techniques de J.C. Roy

Des Suggestions Techniques

Il faut à tout prix éviter de créer des Haïtiens de second ordre. Il faut éviter toute discrimination de sexe, de race, de classe, de résidence, d’appartenance religieuse, d’éducation ou de fortune quand il s’agit de la nationalité. 

Cette nationalité s’obtient soit par le sang soit par le sol. Je suggère les deux. 

A cette phrase du préambule qui commence ainsi : « Pour fortifier l’unité nationale, en éliminant toutes discriminations entre les populations des villes et des campagnes… », il convient d’ajouter : « des Haïtiens vivant au pays et des Haïtiens vivant à l’étranger » ou encore terminer la phrase à « toutes discriminations quelle que soit leur nature» sans les nommer.

Comment s’obtient la nationalité continue à poser des problèmes. 

ARTICLE 11 :

Possède la Nationalité Haïtienne d’origine, tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes sont nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance. Il convient d’éliminer « et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance. »

Prenons l’exemple d’un parent haïtien qui donne naissance à deux enfants. Le deuxième nait alors que le parent avait renoncé à sa nationalité. Injuste envers cet enfant qui peut développer toute sortes de préjudices et complexes. Dans le but de réserver certaines fonctions politiques à certains citoyens, la Constitution pourrait choisir d’autres critères. Le jus soli pourrait, à l’instar des Etats Unis, être requis pour assumer la suprême magistrature. La seule renonciation de nationalité reconnue serait celle faite devant des tribunaux haïtiens. L’enfant qui naitrait d’un parent qui n’aurait pas renoncé de façon formelle garderait la nationalité haïtienne jusqu’à sa majorité à quel moment il pourrait faire choix de la nouvelle nationalité du parent s’il le désire. 

Notion de nationalité, de citoyenneté et de la personne. 

Dans les révisions de la constitution il faut faire ressortir la différence entre la nationalité et la citoyenneté. Ces termes ne sont pas obligatoirement synonymes. La constitution s’en sert de façon légère. Il faut aussi nuancer entre les droits de toute personne et les droits du citoyen. Il ne faut pas spécifier citoyen quand toute personne est détentrice des mêmes droits. 

Article 16 :

La jouissance, l’exercice des droits civils et politiques constituent la qualité du citoyen. La suspension et la perte de ces droits sont réglées par la loi.


La jouissance des droits civils s’acquière à la naissance. C’est leur exercice qui ajouté aux droits politiques des haïtiens qui leur confère le statut de citoyen. Il faut éliminer « jouissance ».

L’exercice des droits politiques réservés aux Haïtiens ajouté à leurs droits civils confère la citoyenneté haïtienne.  

ARTICLE 18 :

Cet article se lit désormais comme suit : « Les Haïtiens sont égaux devant la loi sous réserve des avantages conférés aux Haïtiens d’origine qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité. »

Insinue-t-on que seulement les Haïtiens sont égaux devant la loi ? « Toute personne est égale devant la loi. Certains avantages politiques sont conférés aux Haïtiens d’origine. »

ARTICLE 19 :

L’Etat a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyenssans distinction, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Cet article devrait dire « toute personne » et non tout citoyen. Car toute personne doit avoir ces droits. 

Ce raisonnement s’applique de la même façon aux articles 22, 23,35, 42, 268.1 269.1 et chapitre IV

ARTICLE 22 :

L’Etat reconnaît le droit de tout citoyen (toute personne)à un logement décent, à l’éducation, à l’alimentation et à la sécurité sociale.

ARTICLE 23 :

L’Etat est astreint à l’obligation d’assurer à tous les citoyens (àtoute personne)dans toutes les collectivités territoriales les moyens appropriés pour garantir la protection, le maintien et le rétablissement de leur santé par la création d’hôpitaux, centres de santé et de dispensaires.

ARTICLE 35 :

La liberté du travail est garantie. Tout citoyen(toute personne) a pour obligation de se consacrer à un travail de son choix en vue de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, de coopérer avec l’Etat à l’établissement d’un système de sécurité sociale.

De plus, éliminer « de se consacrer à un travail de son choix).  Il peut par héritage, gain de loterie ou autre subvenir aux besoins de sa famille sans avoir à travailler. 

ARTICLE 42 :

Aucun citoyen, (aucunepersonne)civil ou militaire ne peut être distrait des Juges que la constitution et les lois lui assignent.

ARTICLE 268.1 :

Tout citoyen (toute personne)a droit à l’auto-défense armée dans les limites de son domicile mais n’a pas droit au port d’armes sans l’autorisation expresse et motivée du Chef de la Police.

ARTICLE 269.1 :

Elle est créée pour la garantie de l’ordre public et la protection de la vie et des biens des citoyens (des personnes). Son organisation et son mode de fonctionnement sont réglés par la Loi.

CHAPITRE IV

(De la Protection du Citoyen)
Chapitre IV et les articles qui la composent devraient faire référence aux droits humains (toute personne) et pas seulement des citoyens. 

Mes opinions sur le problème du vote :

ARTICLE 58 :

La souveraineté nationale réside dans l’universalité des citoyens.

Les citoyens exercent directement les prérogatives de la souveraineté par :

a) l’élection du Président de la République ;

b) l’élection des membres du Pouvoir législatif ;

c) l’élection des membres de tout autre corps ou de toute assemblée prévus par la constitution et par la loi.

ARTICLE 59 :

Les citoyensdélèguent l’exercice de la souveraineté nationale à trois (3) pouvoirs :

a) le pouvoir législatif ;

b) le pouvoir exécutif ;

c) le pouvoir judiciaire.

Le principe de séparation des trois (3) pouvoirs est consacré par la constitution.

Ces dispositions n’ont jamais encore été respectées et ne le seront que si tous les citoyens sont mis en condition de voter.

Jean-Claude Roy

Jan 2018

Suggestions generales de J.C. Roy

La constitution cite dans son préambule « Pour implanter la démocratie qui implique le pluralisme idéologique et l’alternance politique et affirmer les droits inviolables du Peuple Haïtien ».

Assure-t-on l’alternance politique quand les parlementaires, auto-proclamés agent de développement, jouissent de largesses du pouvoir qu’ils utilisent pour leur campagne de réélection. La compétition devient alors inégale entre élus et aspirants. Cette pratique constitue non seulement des violations de la constitution mais favorise la corruption et assujetti le législatif à l’exécutif. Si dans la politique sociale du gouvernement ces fonds sont appelés à être distribués à l’arrière pays il est souhaitable qu’il se fasse par des organisations de bien-être social. 

Réduire la durée des mandats des députés.  La Constitution ne prévoit aucun moyen de contrôle sur le législateur. Le vote est le seul contrôle dont dispose le citoyen. Mais, avec un mandat de quatre ans, beaucoup de torts peuvent se commettre. Le citoyen ne peut être pénalisé pour avoir mal choisi son représentant surtout quand la majorité des candidats sont peu connus ou n’ont jamais encore fait leurs preuves. Il faut rapprocher ce contacte populaire.  Un mandat de deux ans permettrait une évaluation plus rapide du parlementaire qui aboutirait ou non au renouvellement de son mandat. 

La démocratie et l’alternance marchent mal sans parti politique. Changer le system électoral pour qu’il soit proportionnel aiderait àla fortification des partis, à la réduction du nombre d’élections et du nombre de partis politique. Insérer une disposition dans la Constitution sur un nombre représentatif de membres pour accorder la reconnaissance à un parti.

Disposer que le vote appartient au Parti avec toutes les conséquences que de droit. Par exemple, le droit de remplacer un parlementaire sans avoir à tenir de nouvelles élections en cas de démission, de mort, ou de vacances pour quelque cause que ce soit. 

Exiger que les partis politiques s’impliquent dans le développement du pays et entretiennent des activités rentables leur permettant de se développer.Leur donner accès au crédit bancaire. (Préférable au financement directe)

Rendre le vote obligatoire sans ambigüité.(Appliquer le principe de reconnaissance et de sanction)

La représentation législative doit être proportionnelle et équilibrée. A cette fin, regrouper les communes existantes jusqu’à ce que ce nombre soit atteint.

Séparer les élections législatives des présidentielles et organiser les législatives avant.

Ne reconnaître aux élections que des candidats de partis politiques reconnus. Pas d’indépendants !

Profiter de la tenue d’élections pour questionner les électeurs sur des sujets d’importance. 

Pour éviter que la rue ne soit le seul recours pour se débarrasser d’élus indésirables, établir une procédure de rappel des élus.

Imposer des délais a toute procédure parlementaire ou judiciaire.

Retirer l’influence de l’Exécutif sur les institutions ou organismes suivants : UCREF, ULCP, OPC, CSCCA, CEP 

Appliquer le Jus Sanguinis et le Jus Solis pour tout Haïtien. 

Requérir une démarche légale devant juge pour perte de nationalité.

Admettre que les membres du Conseil Interdépartemental peuvent être choisis par les assemblées départementales sans appartenir à ces assemblées. (Question de compétence).

Exiger le vetting de tous les ministres par le Sénat avant leur prise de fonction.

Exiger la prestation de serment de tous les ministres comme pour tout autre officier public.

Standardiser le serment à faire par tous les fonctionnaires et officiels de l’Etat.

Rendre le judiciaire entièrement indépendant de l’Exécutif, ne pas avoir à être investi par le président de la république, suivre la procédure que suit le législatif (entre eux et par eux).

Elaborer sur le droit à l’information afin de le rendre effectif par accès gratuit de toute publication au journal Le Moniteur.

Autoriser l’Exécutif à une dissolution du parlement par terme présidentiel.

Revoir la procédure d’amendement de la Constitution.

Elaborer sur le droit de Pétition.

Jan 2018

Qui est au dessus de l’autre, la Constitution ou le président?

Dans une lettre ouverte aux parlementaires de la 45eme législature, publiée dans le nouvelliste du 21 février 91, je disais :

« Tant qu’existera cette profusion d’interprétations, existera aussi la genèse de multiples conflits entre les pouvoirs de l’Etat. Il vous revient donc Messieurs les Parlementaires de vous imprégner de l’esprit de la Constitution. Je vous suggère de former des commissions spéciales qui se pencheraient sur les textes constitutionnels afin premièrement d’en éliminer tous les doutes mais afin surtout d’aboutir à une interprétation générale de la Constitution de 87. »

Cela nous aura pris la bagatelle de 31 ans pour arriver à cette deuxième commission. Souhaitons qu’elle ne faillasse pas à la tache comme l’a fait la précédente.

Les amendements porteront certes sur les aspects techniques, tels les imperfections de structures, les contradictions existants entre plusieurs dispositions, mais il faudra aussi répondre aux questions fondamentales : la nature du pouvoir.  Pour les aspects techniques plusieurs techniciens de la langue de voltaire ou en droit constitutionnel vous présenteront multiples suggestions desquelles vous saurez faire le meilleur choix. 

Mais demeure les questions fondamentales qui concernent particulièrement le système politique. A ceci nous devons en tout premier lieu décider a qui revient il de dire ce qui convient le mieux : aux « experts en droit constitutionnel » ou au peuple profond. Doit on lui dire ce qui lui convient ou être à l’écoute de ce qu’il veut. 

Personnellement je choisirais d’être à l’écoute de ses revendications plutôt que de tenter de lui imposer ce qui nous conviendrait le mieux. 

La tache n’est pas si hardue que cela. Il suffit de lui faire un petit exposé suivit de quelques exemples et de lui demander ce qu’il préfère. Ces questions préparées à l’avance seraient reprises dans les grands centres éducatifs publics de nos 134 communes. Les réponses seraient recueillis et informatisées pour en produire les résultats recherchés. La procédure ressemblerait à un exercice examen du bac ou encore un exercice de vote. 

Le problème de notre constitution ne se trouve pas dans son approche socialiste telle la responsabilité de l’Etat dans les domaines de la santé, de l’éducation, ou dans les droits et libertés des citoyens, mais bien dans les rôles que sont appelés à jouer les Pouvoirs, leur interaction et limite. Une toute première question doit etre: qui est au dessus de l’autre, la Constitution ou le Président? Afin de mieux lui expliquer, on peut prendre exemple deux équipes qui s’affrontent sur un terrain de foot. Peuvent elles le faire sans règles de jeu? Une de ces équipes a t’elle le droit de changer ces règles au moment du match? Peuvent elles entreprendre ce match sans arbitre? Ont elles le droit de contester les décisions de l’arbitre? Si le juge était sans autorité ou tout bonnement absent ou encore qu’une de ces équipes se déclare arbitre les  discussions seraient interminables et termineraient probablement par des bagarres violentes. 

Sur le terrain politique c’est la même chose. Il faut en premier lieu définir les règles du jeu, puis les mettre en application et les faire respecter par un arbitre neutre. L’arbitre ne saurait être juge et partie en même temps. Le président de la république ne peut pas être juge de ses actions. Le Président de la république ne peut pas être au dessus des règles que le peuple a librement choisi de se donner. Une constitution ne peut pas être remise en cause à chaque nouvel élu. 

Le travail de la commission est donc d’être à l’écoute du peuple profond, mais pas seulement des élites dont les intérêts peuvent être bien différents. 

Je vous invite donc a mettre sur pied une structure vous permettant de recueillir les vrais opinions du peuple. Il serait bon d’intégrer votre démarche dans le cadre des assemblées sectorielles que compte organiser le gouvernement. Ce serait une autre raison de les tenir au plus vite. 

Jan 2018


Si j’étais president

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de demander au ministre de l’économie et des finances de publier chaque mois dans un journal à grand tirage tous les chèques émis par l’état montrant les destinataires, les montants et les raisons. (done)

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre un projet de loi requérant toutes les institutions de l’Etat de disposer d’un site informatisé accessible par tous sur lequel toutes les activités de ces institutions seraient transmises. 

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de faire publier dans un journal à grand tirage tous les contrats engageant l’Etat avec tous les détails essentiels. 

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de faire en sorte que les séances du Conseil des Ministres soient retransmis sur le vif. 

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre d’exiger des Presses Nationale de rendre accessible sur le net toutes les lois, décrets, arrêtés, circulaires. Moyennant paiement pour toute impression sollicitée. (done)

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de préparer un projet de loi qui exigerais dans le cursus des étudiants en classe terminales de contribuer civiquement à l’organisation des élections. 

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de demander à son ministre de l’éducation de préparer un projet de loi qui exigerait que tous les étudiants en droit à l’université d’Etat servent au moins une fois comme membre de jury avant leur graduation.(done)

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de préparer un projet de loi qui exigerais l’insertion des cours de civisme dans touts les établissements scolaires de l’Etat.

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de préparer un projet de loi faisant obligation aux écoles publiques de participer dans la parade nationale le jour de la fête du drapeau et le jour de notre indépendance.

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de préparer un projet de loi requérant des gradués de nos facultés d’offrir leu service à l’Etat pour le même temps que les étudiants en médecine et d’art dentaire.

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de faire les suggestions suivantes au Conseil Electoral Permanent pour leur Loi Electorale 
1- de rendre obligatoire le vote comme l’exige la constitution.

2- de décider d’un seuil de participation pour la validité de toute élection

3- de ne reconnaître que les candidats des partis politiques reconnus 

4- d’appliquer le principe que le mandat appartient au parti qui a présenté l’élu avec tous les droits que cela comporte (done)

5- de rendre possible le vote de la diaspora et des citoyens en transit a l’étranger ou occupant des fonctions pour l’état a l’étranger

Cette loi exigerait aussi la publication dans un journal de grand tirage un rapport financier détaillé approuvé par une firme comptable reconnu montrant les sources de revenus et les dépenses du parti un mois avant toute élection. Copie du journal dans lequel apparaît ce rapport fera parti des documents requis pour la candidature de tout candidat. 

Si j’étais président je demanderais a mon premier ministre de préparer un projet de loi exigeant la publication dans un journal a grand tirage du rapport exigé de la CSCCA sur le budget écoulé et ses opinions sur le nouveau budget proposé. 

Si j’étais président je demanderais a mon premier ministre de préparer un projet de loi exigeant de la CSCCA un rapport d’audit sur la gestion de tout ordonnateur public dans les 3 mois qui suivent sa séparation de service. 

Si j’étais président je demanderais a mon premier ministre de préparer un projet de loi exigeant la publication des bilans financiers certifiés par une firme comptable agrée de tout candidat à quelque fonction élective que ce soit tant a leur prise de fonction qu’à leur sortie. Ces deux bilans seront soumis à l’analyse de la CSCCA.

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre d’instruire le Directeur des Presses Nationales de rendre disponible gratuitement à tout citoyen haïtien intéressé un exemplaire de la Constitution version créole et version française amendée. (done)

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de préparer un projet de loi qui interdirait durant la durée du mandat présidentiel avec application immédiate toute acquisition de biens mobiliers et immobiliers par le couple présidentiel. (done)

Si j’étais président je demanderais a mon premier ministre de préparer un projet de loi qui limiterait les frais en support des salaires aux fonctionnaires de l’Etat. Les membres du gouvernement seraient appelés à prendre logement dans le village gouvernemental. Je demanderais que cesse toute contribution aux appels téléphoniques, j’exigerais une réduction aux frais de gazoline, une réduction aux frais du personnel de support et cesserait tout per diem pour les déplacements en territoire nationale. (done)

Si j’étais président je demanderais à mon premier ministre de demander au ministre des MEF d’insérer au prochain budget les fonds nécessaires pour la construction d’un village gouvernemental. Les fonds serviraient à l’acquisition d’un terrai et à la constructions sur ce terrain de logements pour les membres du gouvernement. Cette communauté gouvernementale jouirait de toute la sécurité nécessaire et de tous les services communautaires nécessaires. (done)

Si j’étais président je demanderais àmon premier ministre de soumettre au parlement un projet de loi instituant le libre accès aux informations publiques. En attendant l’accès digitalisé, tout citoyen a droit de demander et d’obtenir de tous les services de l état toute information à caractère public.(done)

Si j’étais président je demanderais àmon premier ministre de faire ériger un monument a la mémoire de Numa et Drouin symbolisant l’union d’un noir et d’un mulâtre uni par la mort dans leur combat contre l’oppression et la tyrannie. 

L’homme au pouvoir différent du candidat

Macron : « Si vous ne voulez pas de moi, pourquoi avez-vous tous voté pour moi ? »

Nous ne savons pas encore quelle sera la suite en France, mais aucun ambassadeur ou représentant d’organisation ne s’est permis de dire aux français : le mandat du président ne peut être raccourci. 

L’homme au pouvoir peut, même dans les meilleurs cas, se révéler être totalement diffèrent du candidat en campagne. 

Que doivent faire les électeurs qui ont été trompés? 
N’est-ce pas exonérer le coupable et punir les innocents que de le maintenir?

La France et Haïti se trouvent dans cette situation. Voyez les statistiques. Si les français peuvent remettre en cause un élu qui avait 43.59% de légitimité, comment contester le droit des haïtiens de contester un élu n’ayant eu que 10.06% de légitimité.

Statistiques :

France électorat en 2017 : 47, 582,183

Votants au 2ème tour : 35,467,327

Pourcentage de participation : 74.56%

Macron : 2ndtour : 20,743,128

Pourcentage des votes : 66.10%

Pourcentage de légitimité : 43.59%

Dernier sondage de popularité de Macron décembre 2018 : 23%

Haïti Electorat en 2015 : 5,871,450

Votants :1,062,839

Pourtage de participation : 18.10%

Jovenel : 590,927

Pourcentage des votes : 55.60%

Pourcentage de légitimité : 10.06%

Fortuné et Boulos ont la même vision

Fortune et Boulos ont la même lecture

La proposition ou la position de Réginald Boulos comme rapportée par Gabriel Fortuné (démission du président et dissolution du Parlement) serait elle vraie qu’elle montrerait la lucidité de cet homme d’affaires et politique. Hélas ce dernier dément formellement, ce qui le met donc dans le camp des Fortuné. On avait espéré qu’ils aient une vision différente et proposent des solutions différentes. Mais voilà, elles sont pratiquement identiques et sont à contre courant de l’opinion populaire. 6-8 juillet n’aura servi à rien. 

D’ailleurs dans ses démentis Boulos révèle son intime amitié avec le président et son intérêt à l’y maintenir. Cette amitié n’affecte t-elle pas sa vision de la réalité? Et puisqu’ils sont dans le même camp, pourquoi se chamaillent-ils?

Haiti doit chercher ailleurs de meilleurs alliés.

Pour nos « amis »et donneurs de leçons, la démocratie se résume essentiellement à une chose : la durée d’un mandat particulier. Celui du Chef de l’Etat. Ils s’en foutent que pendant ses 22 mois au pouvoir ce dernier n’a cessé de violer la constitution. 

Ils maintiennent les haïtiens dans cet état de misère rien que pour éviter d’admettre que cet échec est autant le leur que le notre.

Oseront ils dire que la démocratie n’existe pas en France ou aux Etats Unis si Trump et Macron venaient à démissionner avant la fin de leur mandat?

Haiti doit chercher ailleurs de meilleurs alliés.

Haiti n’est plus un pays, c’est la jungle

Les nouvelles en provenance d’Haïti sont de plus en plus alarmantes et ahurissantes. Chaque jour il est question d’un nouveau meurtre toujours plus macabre que le précédent. Souvent  ces meurtres sont suivis de décapitation ou du bucher ou alors que le cadavre livré à des cochons. 

Aujourd’hui c’était le récit d’une femme en larme, 22 fois violées par des assaillants et dont le mari a été découpé en petits morceaux. Ne pouvant pénétrer par les accès normaux de la maison ils y sont parvenus par la toiture en enlevant des feuilles de tôles. 

Aucune suite ne sera donnée. La veuve sera livrée a elle même. 

Récemment c’était l’horrible crime de la Saline où des dizaines de citoyens ont été massacrés.  

Vous qui avez fait choix de vivre en Haïti, mais comment faites vous donc? Comment pouvez vous vivre dans ces conditions. Moi qui ne suis pas en Haïti, ces nouvelles me fendent le cœur,  je suis encore plus révolté quand je vois les vidéos qui accompagnent ces crimes odieux.  Comment les haïtiens sont ils devenus si insensible à cette barbarie dans laquelle ils vivent tous les jours? Comment arrivez vous a être si indiffèrent? Serait-ce que vous n’écoutez pas les nouvelles. Haiti n’est plus un pays, c’est la jungle. 

Dans les pays ou ces crimes se produisent, (prenez les récents crimes en Europe ou aux états unis) les forces de l’ordre sont mises en branle et dans les heures qui suivent et le ou les bandits sont poursuivis et appréhendés ou tués. Chez nous, nos forces de l’ordre vous parlementer avec les bandits, ils vont faire du social avec eux. On leur dit de se mettre à l’abri.  

Mais qu’est-ce si passe donc, dans quel pays vivez vous? 

La revandication tourne au Rache Manyok

Cet appel à la concertation, au dialogue, au « tet ansam » dans une Conférence Nationale est venu se greffer à ce désire des Petro Challengers de voir l’enquête PetroCaribe aboutir dans un procès équitable et juste. 

Mais ces appels mille fois lancés par des Haïtiens, la plupart de vrais patriotes, même s’ils sont entendus, ne seront jamais suivis d’effet pour une simple mais importante raison : la confiance en ceux qui pourraient, qui devraient les organiser n’existe plus. Le patriotisme ne va pas jusqu’à la folie : personne n’ira se jeter dans la gueule du loup?

Cet ainsi que devant ce constat, une troisième revendication aussi juste que logique prend corps : le Rache Manyok! Elle découle de cette réalité que certaines personnes visées par ce procès ou par des décisions d’une Conférence Nationale « souveraine » sont très influentes, sont encore au timon des affaires ou proches,très prochesde ceux qui détiennent le pouvoir. 

C’était se leurrer que de penser qu’il suffirait de faire appel au patriotisme de ceux visés par la démarche pour qu’ils se retirent paisiblement et se soumettent à la justice ou abandonnent de gré leurs avantages.  

La réalité les a vite rejoint nos instigateurs. Aucune manifestation pacifique, aucun discours aussi émouvant qu’il puisse être n’obtiendra que des criminels de toute sorte se rendent volontairement, pacifiquement aux justes revendications de citoyens qui ne disposent d’aucun moyen pour les y contraindre dans un contexte démocratique.

Est-ce pourquoi ces nobles mouvements, « Kote Kob Petro Caribe la » et Conférence Nationale, ont pris cette troisième dimension : le Rache Manyok!

Et la raison est simple : la seule force contraignante capable d’assurer cette sécurité réside dans un pouvoir réfractaire au changement. Il faut donc le changer. 

Les vrais responsables

Elaborant un peu sur cette intervention d’un auditeur de Radio Métropole qui s’interrogeait sur le bien fondé des manifestants qui s’en prennent au secteur privée des affaires alors que les vrais responsables de la crise se trouvent principalement au Palais Exécutif et au palais Législatif.

En détruisant les entreprises pourvoyeuses d’emplois, ou les écoles ou les hôpitaux les petites gens seront d’avantage dans la misère. Cela n’affecte en rien la belle vie des tenants des pouvoirs.  Ceux la continuent dans la corruption, continuent à recevoir leurs émoluments et à endetter l’Etat d’avantage.  

Quand vous voulez tuer le serpent vous lui couper la tète et non pas seulement un bout de queue.