Analyse du projet de solution de crise du mouvement Debout


  1. Les Considérants : Si le président a failli a sa mission et viole la Constitution il convient de le mettre en accusation. N’avoir pas respecté ses promesses de développement n’a pas sa place dans un document pareille. Il conviendrait de préférence de citer les multiples violations de la Constitution, des lois et des arrêtés. 
  • recourir à la constitution de 87 non amendée ouvre la porte a toutes sortes de violations d’entrée de jeu. je ne suis pas contre un retour à la non amendée, n’ayant jamais été d’accord avec les amendements produits, mais on ne peut s’amuser à choisir quelques disposition et à laisser d’autres de coté. Par exemple que fera t-on du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire? Ou qu’elle définition de la nationalité retiendra t-on? Il y a eu trop de modifications misent en application pour les citer toutes. 
  • Je suis personnellement contre le recours d’un juge en Cassation pour prendre la tête du pouvoir politique.  Même si c’est la voie traditionnellement suivie, c’est impliquer le judiciaire dans la politique. C’est mettre à la tète du pouvoir politique un citoyen qui n’a peut être jamais fait de politique et qui ne devrait pas se mettre en politique. Quel recours aurions nous contre lui, si lui se mettait à violer la constitution et les lois. Si Boniface a joué son rôle, Ertha ne l’a pas fait elle s’est vite ralliée à l’international et mis de coté le Conseil d’Etat qui devait l’accompagner durant la transition.
  • Puisqu’il est question de convoquer une Assemblée Constituante, pour entre autres choses élaborer une nouvelle constitution, il conviendrait mieux qu’elle élabore elle-même les règles de jeu de ce gouvernement de transition. 
  • Concernant la Constituante et l’adoption d’un texte soumis par neuf techniciens ne retient pas mon approbation.  Je vois plutôt l’élaboration de ce texte par une assemblée délibérante et le texte soumis a référendum. 
  • Hors de question de faire ratifier ce texte des 9 techniciens par les chambres actuellement constituées. D’ailleurs comment peut on les dissoudre et ensuite les charger de voter le texte. Pas très clair.  Mais je maintiens, il est  totalement absurde de penser que les chambres dans leur présente composition puisse voter quoi que se soit de valide. De plus, ils sont aussi responsable de l’échec des pouvoirs que le président lui même. Il n’est pas juste de considérer le renvoi du président et pas des parlementaires.
  • Ce n’est pas au nouveau gouvernement, tire des trottoirs, d’élaborer une feuille de route, mais bien une assemblée qui devrait être souveraine. C’est  elle qui devra définir les nouvelles règles de jeux, définir un programme de développement sur le long terme, un pacte de gouvernabilité etc. Cessons de remettre ces taches si énormes, dans la conjoncture actuelle, à un homme, définissons les ensemble. 
  • Votre point 5 devrait être le principal objectif et non faire suite a tout ce qui est cité avant. 

En conclusion, si l’initiative est bonne, le texte mérite d’être revu. 

Jcr 02/10/19

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