Le problème de couleur, de classe ou d’origine en Haïti est-il un faux problème

Le problème de couleur, de classe ou d’origine en Haïti est-il un faux problème ? 
Certainement pas. Il a existé depuis l’époque coloniale d’où il tient ses fondations. Il a été un outil de domination à travers notre histoire ainsi qu’une excuse parfois pour justifier le comportement dictatorial et criminel de certains de nos gouvernements.  

De nos jours, ces thèmes font partie d’une stratégie politique utilisée par les incompétents qui revendiquent leur place au soleil de la corruption et du pouvoir. Ote-toi que je m’y mette. Cet adage n’est pas nouveau dans le contexte historique d’Haïti mais cette fois il consiste à écarter les plus capables du jeu politique par tous les moyens pour faire place à la médiocrité abjecte. D’ou la raison des restrictions de plus en plus nombreuses à la candidature. 

Plusieurs de nos leaders, pour se faire accepter dece mouvement afin de mieux exploiter la situation politique et économique en leur faveur, prétextent que le pouvoir ne doit revenir qu’au plus grand nombre, quelque soient le manque de compétences et les comportements souvent illégaux de ceux qui prétendent le représenter. 

Alors que la Constitution fait obligation dans ses articles 236.1 et 236.2 de recruter le personnel de l’administration publique sur la base de compétence, de mérite et d’aptitude, nous choisissons de rester indifférents à ces critères pour ceux qui sont appelés à diriger notre pays. Il semble vrai que tout le monde peut être président, député, sénateur ou ministre mais que peu peuvent être chefs de section ou leaders communaux.  

Je suis convaincu que, pour la grande majorité des citoyens, c’est la capacité des élus àaméliorer leurs conditions de vie qui détermine leur éligibilité et non leur appartenance à une classe ou une autre. Je suis aussi convaincu que la majorité voudrait voir des élus plus compétents et plus dignes au pouvoir. 

Malheureusement, cette minorité bruyante composée de médiocres et souvent de corrompus  fera en sorte que par des méthodes d’intimidation les honnêtes électeurs resteront à l’écart de toute compétition électorale. 

Or, il est impératif de tout faire pour que le pouvoir revienne aux plus capables, aux mieux préparés, aux plus honnêtes, aux plus compétents. Il est inconcevable que nous recrutions des subalternes sur la base de la compétence, du mérite et de l’aptitude mais que nous élisions aux plus hautes fonctions de l’état des piètres et des corrompus. 

Combattre cette aberration n’est pas une tâche facile, mais ce n’est pas en ayant peur de l’affronter que nous aurons de meilleurs dirigeants. Aucun pays ne peut avancer en tenant à l’écart ses élites intellectuelles, financières, culturelles, et sociales. Les plus capables sont le salut d’Haïti ; sa dernière chance. 

Vive les plus capables pour le bien être du plus grand nombre !

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