Le maintien du status quo ou un gouvernement de transition?

Monsieur Ceant,

Si vous devez aller vers un pacte de gouvernabilité, vers une sortie de crise conjointe, si vous affirmez que la population est fatiguée de la paralysie actuelle de l’économie, c’est que vous reconnaissez l’échec du pouvoir Tet Kale. Alors pourquoi devrions nous le maintenir? Deux ans sont un bon indicateur de ses capacités.

En effet deux voies sont possibles : le maintien du status quo ou un gouvernement de transition. 

En refusant toute discussion sur le renvoi du chef de l’Etat vous éliminer tout aussi bien cette Conférence Nationale Souveraine qui aurait pu, dans la paix, déboucher sur un gouvernement de transition, un nouveau pacte sociale, un programme national de développement sur plus d’un quinquennat, sur l’élaboration et la mise en place de lois d’accompagnement nécessaires au fonctionnement régulier des pouvoirs et surtout sur de nouvelles élections devant aboutir avec des élus d’un autre calibre. 

En maintenant le status quo, nous allons vivoter, nous continuerons à rafistoler, à racoler à tituber jusqu’à la fin des mandats des actuels élus, mais comme rien de radical n’aura été fait il restera de moins en moins d’institutions, d’entreprises, d’ordre et de paix.  La gangrène aura eu gain de cause. Nous verrons d’avantage d’incendies, de tueries, de gens brulés vifs, décapités, chaque quartier aura son maitre et ses tueurs, se rende d’une ville à l’autre sera impossible, la gourde atteindra les 100 gdes pour un dollar sinon plus. Le pays deviendra alors totalement ingouvernable et rien que par l’insalubrité tout à fait invivable. L’exode sera massive, mais vers quelle cote?

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